Le baZar de Milou

En vrac, en lot, ou en morceau dans un sympathique capharnaüm. Faites votre choix entre les larmes, les éclats de rire, les coups de gueule, les calembours...

13 juillet 2007

Si j’étais … un Heroes.

heroes_ok

Retour de la seule et unique rubrique qui ait jamais existé sur ce blog. « Si j’étais » ça s’appelle. Tu t’en souviens pas ? Normal, le dernier post que j’ai écrit sous cette rubrique doit dater des années bissextiles (au moins.)

Ces temps-ci, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont vu la totalité de la série « Heroes » sur internet, et ceux qui la découvre tout juste grâce à TF1. Il peut éventuellement exister une troisième catégorie, à savoir, ceux qui n’en ont absolument rien à foutre, de la série « Heroes ».

Ce constat essentiel posé, je me dois de te mettre en garde, cher ami : si tu fais partie de la deuxième catégorie, il est (fort malheureusement) possible que tu doives nous quitter maintenant. Nan mais c’est juste que je préfère prévenir parce que on sait jamais avec les fans de séries américaines. Seraient capables de commettre un meurtre si tu leur dit qui-baise-qui dans le troisième épisode de la saison quatre. Ca gâche tout, tu comprends. C’est un peu comme au cinéma, l’abruti de devant qui a déjà vu le film et qui croit se donner une sorte d’importance en anticipant chaque scène juste un peu avant : « alors-là, tu vois, il va sortir son stylo et lui planter dans le cœur », « Et en fait, tu vois, Kaizer Söze, c’est lui » … plop …Pauvre con.

Et donc en langage des séries américaines, l’abruti de devant, ça s’appelle un spoiler. Et le spoiler, c’est MAL. Donc je préfère m’assurer que tu pourras pas dire qu’on t’as pas prévenu : il se peut que d’infimes petits spoilers se soient glissés dans ce post. Trois fois rien. Tu sauras pas s’ils ont finalement réussi à « save the cheerleader, save the world » parce que moi non plus, je peux pas blairer l’abruti de devant au cinéma. Manquerait plus que je prenne sa place, tiens.

Mais sinon, je m’aperçois que ça fait une demie page que je te casse les couilles avec mon histoire de spoiler. Il serait donc grand temps que nous rentrions dans le vif du sujet, tu crois pas ?

Si j’étais un Heroes donc …

Parce que c’est vrai que ça donne envie leur connerie de pouvoirs surnaturels … Dis-moi que t’as jamais rêvé de lire dans les pensées de quelqu’un, toi …

Le pouvoir de courber l’espace-temps me botterait bien aussi. Je l’aurais bien utilisé la dernière fois, un dimanche à minuit, quand j’ai réalisé juste un millième de seconde avant que ma porte d’entrée ne claque que j’avais laissé mes clés à l’intérieur et que j’étais par conséquent enfermée dehors. Concentration durant ce millième de seconde. Je fige le temps. La porte ne claque pas. Et je passe une bonne soirée. Remarque, le pouvoir de passer à travers la matière aurait suffit dans ce cas-précis. Par contre, il ne permet pas de se télétransporter aux Seychelles pendant la pause déj’. C’est ça l’inconvénient. Donc je choisi de courber l’espace temps.

Un truc sympa aussi : la télékinésie. Soirée relax de matage de DVD dans ton lit. Tes jambes sont lourdes, tu ne peux plus bouger. Malheureusement pour toi, la tablette de chocolat Lindt à la crème brûlée est restée sur la table 300m plus loin. Dur, très dur de se lever ? Un léger frétillement du petit quinquin et pouf ! La tablette se retrouve dans tes mains.

Ya les pouvoirs funs aussi, qui sont toujours bons à prendre : voler, se régénérer, parler aux machines (gentille petite Freebox, remets-moi ma connexion internet, que je n’ai pas une fois de plus à appeler la hot line pour avoir, une semaine et 100 euros plus tard, un conseiller qui me répond « oui » quand je lui demande l’heure), pouvoir prendre l’apparence de qui on veut (imagine qu’avec ça, Gérald Dahan pourrait aller encore plus loin dans la vanne).

Et puis, il y a les pouvoirs bâtards. Ceux dont même le chien ne voudrait pas. Dans cette catégorie, nous avons le pouvoir d’être radioactif. Refiler le cancer à tous tes proches pour finir par crever toi-même de tes radiations, je trouve ça plutôt poisseux, comme coup de bol.

Et nous avons également le dédoublement de personnalité. A ma connaissance, ça existe même hors série américaine. Sauf que ça s’appelle pas un pouvoir mais une maladie psychiatrique. Celle qui en a hérité s’est bien fait arnaquer sur ce coup.

Dans la série des pouvoirs qui servent à rien, je vote sans hésitation pour le pouvoir de faire fondre les objets. Yeah ! Je suis arrivé à faire fondre ma machine à laver aujourd’hui ! J’ai fait des progrès attends : ya même pas une semaine, j’en étais seulement au grille-pain.

Ouais ben si tu crois que c’est comme ça que tu vas emballer, mon vieux …

Et ya ceux qui sentent un peu le réchauffé. Le coup de l’homme invisible, on nous l’a déjà fait. Peindre le futur nous rappelle quand même un peu « demain à la une ». Et le pouvoir de guérison avait déjà été pratiqué par Jésus, si mes souvenirs sont bons.

L’ennuyeux dans tout ça, c’est que parmi cette vitrine de pouvoirs plus ou moins alléchants, il faut en choisir un. Oui, parce que le pouvoir d’absorber le pouvoir des autres, moi je suis contre. Absorber, c’est triché. C’est Zhéro. (pardon)

Je prends donc le pouvoir de persuasion. J’ai bien réfléchi : c’est le meilleur plan. « embauche-moi », « épouse-moi », « barre toi de mon chemin connard », « tablette de chocolat, viens plus près de moi », « je te dis que c’est moi qui ai raison », « pour moi, c’est gratuit aujourd’hui » Et puis, un petite coup dans la glace à ton reflet chaque matin : « t’es la meilleure ».

JE PRENDS.

Posté par milounette à 00:20 - Si j'étais... - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


28 novembre 2006

Si j’étais … une petite souris.

stuartlittle

« Rhaaaa, je donnerais n’importe quoi pour être une petite souris et voir comment il va lui dire ça ! »Beaucoup de gens disent ça. C’est très commun. Pourtant, se transformer en petite souris, c’est à peu près aussi probable que la semaine des 4 jeudis, les 36 du mois ou ton papy en string léopard qu’il aurait piqué à un lion au hasard.  Et soyons clairs : si ça arrange bien des gens pour meubler des conversations un peu vides, personne ne voudrait réellement voir ça.

Mais par contre, moi, j’ai une rubrique dans mon blog qui me permet de devenir n’importe qui, n’importe quoi, si je le désire. Très pratique, surtout dans ce genre de situations. (Comment ça « non » ?)

Alors admettons : je donne n’importe quoi. Ma langue au chat par exemple, ou mon cahier de français de quand j’étais en CE2.

Pfouf ! Je me change en petite souris.

Je choisis la couleur blanche. Parce gris, c’est moche. Noir, c’est pas trop à la mode en ce moment et verte, chui dans la merde à cause de cet abruti qui me colle au train depuis des années pour me tremper dans l’huile et me transformer en escargot, ce qui ruinerait mes plans.

Une p’tite souris blanche, genre Stuart Little, ça le fait grave. J’aurais mon propre lit en boîte de sardines et mon porte-manteau en allumettes : je suis trop le bogosse des souris.

Mon activité principale consiste à chiper du gruyère mais je me rends finalement compte qu’il est assez rare qu’un bout de gruyère se balade au bout du couloir ou que le frigo reste ouvert, avec le fromage à la portée de mes minuscules petites pattes, et un joli nœud de papier cadeau autour. Donc, même si j’ai un peu la dalle, je me reporte sur ce pourquoi mon expression originale a été crée : écouter aux portes voir « comment il va lui dire ça ».

Là, postée dans mon coin (avec mon lit-boîte de sardines et mon porte manteau-allumette), j’apprends que le type en question vient du ruiner toutes ses chances de remporter le tournoi du plus gros mangeur de choucroute car son médecin lui a ordonné de suivre un régime sans cholestérol. Fort intéressant. En écoutant une conversation téléphonique donnée derrière une porte frappée d’un sens interdit, j’entends que l’ado de la maison vient de se faire un tatouage en forme d’aiglon au niveau de l’aine gauche et « ma mère me tuerait si elle l’apprendrait ». Haha, mais je SUIS ta mère et crois-moi, cela n’a rien à voir avec un mauvais remake de StarWars, si ce n’est le coup de sabre laser que je vais te payer pour m’effacer cette horreur. Au hasard d’autres couloirs, je choppe le fiston entrain de chanter « macho macho man, i wanna be a macho man » en se trémoussant sous la douche. Je me dis que le coming out, c’est pour bientôt.

Mais quand même : tout ça me fait une sacrée belle jambe après tout. Pourquoi j’ai voulu être une petite souris déjà ? Je commence à déprimer et vouloir reprendre ma forme d’être humain qui ne connaît pas les détails que personne ne veut que je sache et c’est bien mieux comme ça puisque je m’en cogne complètement.

Surtout qu’entre temps, j’ai découvert un jeu bien plus amusant que de rester planquée à écouter aux portes : faire des apparitions régulières au beau milieu d’un pièce pleine de monde, dans une réception c’est encore mieux. Sur mon passage, comme par enchantement, toutes les jolies dames avec des brushings et des talons grimpent sur les tables en agitant les bras et en poussant des petits cris. Je suis fière, je reprends confiance en moi.

Posté par milounette à 13:53 - Si j'étais... - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2006

Si j'étais ... Une actrice internationale ...

cinema

Mardi, je suis allé à l’avant première de « The departed ». Et le tapi rouge, le crépitement des flashs des photographes, la musique et l’accueil en grande pompe de l’équipe du film (donc oui, si vous avez suivi : j’ai vu Scorsese ! Je tenais quand même à le signaler). Tout cet étalage m’a donné des idées. Je me suis un instant imaginé dans la peau d’une de ces stars connue dans le monde entier.

Souvent quand on est gamine, on veut être chanteuse ou actrice, ou tout simplement star. Ca n’a jamais été mon cas. Chanteuse, c’est totalement exclu. C’est un métier qui ne m’a jamais bien inspiré, je trouve que ça fait nunuche, très peu pour moi.

Actrice, ouais, ça le fait mieux. Ou quelque chose qui tourne autour du cinéma : réalisatrice, pourquoi pas ? Alors que ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit quand j’étais mioche, c’est depuis quelques années seulement que le cinéma me fait rêver. Je crois que j’aimerais être à leur place. Réalisatrice, c’est la classe mais c’est trop prise de tête. Il faut avoir l’œil partout, trop de responsabilités, on oublie. Actrice par contre, c’est top. On est assez investie dans le projet pour le porter en vitrine sur nos épaules mais pas assez pour avoir tous les soucis du réal. C’est ça que je choisirais : actrice.

Alors, si j’étais actrice …je serai acteur, déjà. Je m’explique : je trouve que, bien trop souvent, les rôles des femmes dans les films se résument à : potiche intellectuelle, héroïne nunuche sentimentale, pétasse à gros seins qui coure comme une débile avant de se faire tuer, garçon manqué beaucoup trop violente pour être crédible ou salope nymphomane. Tandis que les hommes ont droit à des rôles de parrain respecté, flic charismatique ou surdoué sentimental admirable qui ont tout compris à la vie. Des rôles qui font rêver, des rôles qui mettent en valeur. A quelques exceptions près (bien sûr), tout ça est beaucoup plus gratifiant. Peut être parce que les hommes jouent beaucoup mieux la comédie que les femmes… Ceci dit, dans un contexte plus global, ça pourrait se tenir … Mouaha.

Si j’étais acteur, donc, je me choisirai un rôle viril avec beaucoup de testostérone dans mon attitude et un « fuck » tous les trois mots dans mon dialogue. Un type hyper violent mais qui a de l’aplomb, le sens de la vanne et une philosophie de la vie qui pourrait être prise comme modèle. Je prendrais un réalisateur surdoué qui, même si je joue comme une patate, réussira à me mettre en valeur pour que je sois nominé aux oscars.

Et donc après, logiquement, je suis adulé dans le monde entier en tant que nouveau génie du cinéma hollywoodien, celui qui remonte toutes les merdes en boîte qu’on a l’habitude de voir passer sur le marché. Moi, je suis amené à rester. Et je le sais. Je suis beau gosse, j’ai du talent. Toutes les nanas et tous les producteurs sont à mes pieds. Le monde entier me prend pour quelqu’un que je ne suis pas et je trouve ça assez difficile de garder les pieds sur terre avec ça. Je me dis que, à l’allure où vont les choses, je pourrais très rapidement devenir un gros con. Et que même si j’en devenais un de la pire des espèces, personne ne le remarquerait puisque, pour les autres, je resterais toujours quelqu’un que je ne suis pas.

Je ferais un peu comme tout le monde, juste pour voir ce que ça fait : j’achèterais la villa, je saccagerais la suite du Hilton et je me marierais avec l’actrice que tous les hommes rêvent de se taper. Mais, à part ça, je n’entrerais pas dans le starsystem. Les caprices des starlettes qui se prennent pour Dieu, les soirées coke/champagne/putes, me donner en spectacle pour la naissance de mon fils, les frasques de certains de mes collègues parce qu’il faut bien qu’on parle d’eux vu que leur dernier film est passé inaperçu : je n’en est pas besoin, je trouve tout ça ridicule. Les mauvaises langues me trouveront prétentieux mais je les laisserai dire. Je les laisserais se faire une nouvelle fois surprendre par mon prochain film, toujours meilleur que le précédent.

Bon, pffff, allez, je vous laisse, faut que je regarde si ya pas de nouvelles offres d’emploi qui sont tombées.

Posté par milounette à 14:27 - Si j'étais... - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2006

Si j'étais ... Président des Etats-unis.

si_j__tais_psdt

Ya quand même un truc qui est vachement bien quand on est personne, c’est qu’on peut s’imaginer être quelqu’un. Et ça, ça me donne l’idée de lancer une rubrique dans ce blog qui consisterait à me prendre pour quelqu’un (tout du moins, quand je saurais comment on fait des rubriques …).

Se prendre pour quelqu’un, je trouve que c’est l’éclate. Et dans le genre, être le Président des Etats-Unis, ça laisse la fenêtre ouverte à toutes les portes. C’est vrai, quand on y pense : le type le plus puissant du monde … rien que ça …

Bon, moi, la politique intérieure, les relations internationales, le pétrole et tout ce genre de trucs de merde dont je ne comprends rien et qui vous polluent l’esprit : rien à claquer. Non, moi je pense qu’il y a un seul truc qui me botterait vraiment, un avantage considérable qui rend la fonction de Président des Etats-Unis excitante : TOUT savoir, être le seul être humain au monde à avoir accès à toute la vérité, rien que la vérité. Et la vraie. Nan mais imaginez un peu l’ampleur du truc : tout ce qu’on nous cache à nous, misérables non-Président des Etats-Unis, tous les complots, les coups bas, les secrets, les grandes énigmes de l’histoire de l’humanité, les réussites suspectes et frauduleuses des grandes industries du tabac et des multinationales, toutes ces choses qui fascinent le monde entier et qui ont fait couler tant d’encre…

Je m’imagine bien à mon premier rendez-vous avec le chef de la CIA :

« Bon alors, maintenant que vous mes les avez bien brisé avec ce putain de serment sur la Bible, avec la politique et mon engagement envers la Nation américaine, passons aux choses vraiment sérieuses :

- Qui a tué Kennedy ?

- Et au niveau de Roswell, comment ça se passe ?

- Le World Trade Center, c’était vraiment une feinte pour déclarer la guerre aux pays du Moyen Orient et pour fermer nos frontières ?

- Kurt Cobain, il est vivant il paraît… Et Elvis ?

- Et Marilyn Monroe : moi, perso, j’ai pas gobé son histoire de suicide. C’était un coup du FBI ?

- « L’homme à la cigarette », quelle est sa véritable influence sur la politique des Etats-Unis ?»

Nom d’un chien, ce que ça doit être kiffant de tout savoir ! On doit bien se marrer quand on se rend compte que tous les livres et films choc réunis sont encore loin de la sordide vérité. Oui, ça doit être très moche, ça doit faire froid dans le dos. Mais nous, comme on est Président des Etats-Unis et qu’on a pas de scrupule, on pense pas à tout ça. Genre : « Bon, c’est fait, c’est fait, hein. L’essentiel, après tout, c’est que MOI je le sache maintenant. »

Je crois que je me ferais envoyer un dossier « Classé Confidentiel » par jour, rien que pour me la péter. Je l’ouvrirais sous le nez de tous les autres en les narguant : « A l’intérieur, il  y a le secret de ……., ça vous la coupe hein ? Moi je vais savoir et pas vous euuhhh tralalalalèèèèreeuuuu !

J’userais et abuserais des avantages réservés à ma fonction, et à ma fonction seule. J’utiliserais Air Force One pour traverser la rue. Je me servirai du  « Téléphone Rouge » pour prendre des nouvelles de mon pote à Moscou : « Ah mais non, je voulais pas parler à Vladimir Poutine, moua ! Ah bon, ce téléphone est strictement réservé pour la diplomatie entre les Etats-Unis et la Russie ? Ah ben pardon, je croyais que c’était plus rigolo comme truc, moua. Euh … ben … boulette alors, oups ! » Je serais bien capable de déclancher une guerre atomique parce que je croyais que « ce bouton » était pour régler les stores automatiques des fenêtres de mon bureau.

Ouais, je ferai chier mon monde et comme il est à mes pieds, ça tombe bien, il pourra rien me dire. De toutes façons, au point où on en est, autant s’amuser un peu. L’image du « Président of The United States » a tendance à se ternir avec le temps. Avant, les Présidents, ils étaient dignes, beaux, grands et forts. Ils avaient réalisé de grandes choses au point d’avoir leur gueule sculptée dans une montagne ou dessinée sur un billet. Ils étaient capables de se lever de leur chaise roulante juste pour montrer à leur peuple que rien n’était impossible et que oui, on vaincrait les puissances fascistes. De grands hommes.

Aujourd’hui, le Président des Etats-Unis s’étouffe avec un bretzel … Et le monde est à ses pieds … C’est la loose.

Posté par milounette à 14:49 - Si j'étais... - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1