Le baZar de Milou

En vrac, en lot, ou en morceau dans un sympathique capharnaüm. Faites votre choix entre les larmes, les éclats de rire, les coups de gueule, les calembours...

15 avril 2008

Madame, Monsieur,

journalisme

Quand on sait que la base d’un blog, c’est de raconter sa vie, je viens de prendre conscience que je t’ai jusqu’à présent caché un point essentiel lié à mon existence, ce qui est proprement scandaleux. Je m’en vais de ce pas combler cette grosse lacune.

Je cherche un emploi. Ben oui, mais tu vois t’étais pas au courant encore. Alors que ça va quand même faire plus ou moins un an et demi figure-toi.

Quand on sait que je commence à saigner du nez et à trembler de la jambe droite dès je reste plus d’une demie heure dans une salle d’attente, tu peux aisément comprendre que les limites des bornes de ma patience ont déjà largement été frôlées.

Alors bien sûr qu’en un an et demi, j’ai servi des bagels à Londres, et bien sûr que je serai hôtesse à la foire de Paris. Et nonon, jte jure, chui vachement fière.

Mais n’empêche. Mon vrai travail, le seul qui me fait vibrer, c’est JRI. Pour Journaliste Reporter d’Images. Tu avoueras que ça a tout de même une autre gueule.

Une trop belle gueule pour moi apparemment puisque je n’y arrive pas. Crois bien que j’ai tout essayé. De m’incruster dans les soirées mondaines jusqu’à contacter le pote du beau-frère du copain de ma cousine qui travaille dans cette chaîne de télé où je rêverais d’aller. Et je crois que si je te dis le nombre de lettres de motivations que j’ai rédigé, le nombre de mails que j’ai envoyé ajoutés à tous les coups de fils et les plans où j’y étais presque mais qui ont pourtant foirés, ça te donnerait le tournis.

Rien à faire. Les portes ne s’ouvrent pas. Même la toute petite de derrière que j’ai déjà essayé de forcer plusieurs fois.

Ce qu’ils ne savent pas, ces DRH, eux et les 500 CV qu’ils reçoivent par jour et qu’ils ne lisent évidemment pas, c’est que je ne lâcherai pas la grappe. Et c’est pas de l’entêtement bête et méchant, c’est de la détermination. Nuance. Et de la passion surtout. Un peu comme quand tu aimes encore ton ex. Et même s’il t’a jeté comme une vieille merde, tu l’aimes encore, c’est comme ça, t’y peux rien, tu l’as dans la peau, tu n’arrives pas à aimer quelqu’un d’autre tu serais prête à tout pour le récupérer, si seulement il daignait répondre à tes coups de fil. Et quand ton pote bienveillant te sort, au détour d’une bière, qu’il faut que tu tournes la page parce que ça va finir par te détruire, tu te dis qu’il n’a rien compris.

Voilà grosso merdo où j’en suis : te comparer un métier avec un ex à la con.

Mais tu vois, ya quand même un truc que j’avais encore jamais essayé : raconter ça dans mon blog et te demander si par le plus grand des hasards, tu connaîtrais pas quelqu’un qui connaît quelqu’un qui est journaliste. Ou si par le encore plus grands des hasards, tu serais pas journaliste toi-même.

Et si tu pouvais pas me donner le pti coup de pouce ou le pti coup de bol qui m’ont toujours manqué.

Je suis jeune, je suis travailleuse et je fais super bien le guacamole.

On sait jamais. Après tout, j’ai bien trouvé un appart à Londres grâce à Kir un jour.

Au moins, j’aurais essayé …

Je vous pries de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes salutations distinguées.

Posté par milounette à 01:18 - J'me plains. - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 janvier 2008

Résolution : mission décholestérisation.


jacquesweber

Question à deux balles de 2008 :

Quel est le con qui un jour, comme ça, parce qu’il s’emmerdait dans sa misérable petite vie, a décidé de pourrir celles des autres en décrétant que, sous prétexte qu’une nouvelle année commençait, il leur fallait prendre des résolutions ?

Qui que tu sois, laisses moi te dire que je trouve ton concept complètement nul. Un prétexte pour faire la fête, passe encore, je suis toujours à la recherche de prétexte pour faire la fête. Surtout en milieu de semaine. Donc ça, je prends. Mais un truc qui viendrait m’imposer une règle de conduite, non merci. J’ai déjà la nouvelle loi sur le tabagisme passif qui vient de tomber, transformant mon bar qui fleurait bon la Marlboro croisée avec la Camel en gentil salon de thé qui pue la menthe à l’eau et la tisane à la camomille, ça va me suffir pour 2008 merci.

Nouvelle année, nouvelle vie ? Non. Donc je vois pas le rapport. J’imagine en plus, que bien avant toi, un pauvre taré a décrété que l’année s’arrêterait le 31 décembre, et ce de manière complètement aléatoire car comment pourrait-il en être autrement ? Donc il nous a pondu une des plus belles arnaques qui ait jamais existé depuis la préhistoire et nous, on a plongé dedans comme des cons, toi le premier. Seuls les chinois ne se sont pas fait avoir. On l’a déjà dit : un jour, le monde sera chinois, ça paraît évident.

Enfin, bref, je m’égare mais tout ça pour dire que mes résolutions, je les prends le 21 juillet ou le 14 octobre si je veux.

Si tu me sens un poil irritée et agressive depuis le début de ce post (on ne peut rien te cacher décidément), c’est parce que justement, cette année, je vais devoir prendre des résolutions en janvier comme tout le monde et ça, je le vis très mal. Ca va à l’encontre de mes principes. En revanche, ça va dans le sens de ma santé. Et comme je suis pas non plus complètement abrutie au point de préférer les premiers à la deuxième, et ben c’est bon, je vais le faire ton putain de …

Régime.

Oui, tu as bien entendu. Je vais faire un régime. Rien que le mot pourrait me faire chialer. Car, n’en déplaise aux deux tiers des demoiselles qui liront ces lignes, depuis le début de mon existence, je m’applique à me goinfrer de n’importe quoi, n’importe quand et ce, sans n’avoir jamais eu aucun kilo en trop de toute ma vie. Pardon. La vie est injuste parfois, je sais. Mais pas tant que ça regardes : d’abord, je n’ai pas non plus de gros seins et puis, paf, les résultats de ma prise de sang sont tombés : j’ai du cholestérol. Beaucoup de cholestérol.

Je sais, il a plus sexy comme truc mais tu vois, depuis que je fais des crises de coliques néphrétiques à répétition et que je me suis entraînée à le dire en public, je suis blindée au niveau des ennuis de santé à forte consonance glamour.

Ce n’est donc pas la mocheté du mot et ce qu’il évoque qui me dérange, nonon, ce serait plutôt son côté dangereux. Comme dis ma mère (à qui c’est le métier tout de même) « pillule + tabac + cholestérol : tu cumules les facteurs de risques d’une AVC » « et d’accord, ça n’arrive peut être qu’à 2% de personnes, mais quand ça arrive, c’est du 100% ». J’ai dû entendre cette phrase une petite cinquantaine de fois jusqu’à ce que je prenne conscience qu’il me restait pas mal de trucs à faire dans ma vie avant d’avoir une attaque. En fait.

Donc oui, je vais manger le matin. Oui, je vais manger un gros repas le midi. Oui, je ferai un petit repas le soir et oui, je supprimerai le banquet à base de chocolat et autres merdes sucrées que j’avais pris l’habitude de me faire aux alentours de minuit. Oui, je vais essayer de remplacer les lasagnes et les croque-monsieur au chèvre par des légumes et des fruits que je cuisinerai aux oméga 3. [Emôticone qui chiale]

La bouffe équilibrée me donne des vertiges, j’ai déjà la tête qui tourne et toutes sortes de visions d’horreur qui me viennent à l’esprit : moi entrain de prendre une salade au MacDo, moi entrain de regarder les étiquettes nutritionnelles des aliments, moi un entonnoir dans la bouche entrain de me faire gaver de Danacol par Jacques Weber.

Et je sais très bien ce que tu as envie de me dire depuis que j’ai prononcé le mot « tabac » quelques lignes plus haut. Mais non, tu as vu comment je suis sur les nerfs donc, non, le moment est très mal choisi pour me conseiller d’arrêter de fumer. Ca viendra bien un jour mais là, deux des résolutions les plus cliché de la nouvelle année, ça me ferait quand même un peu trop.

Bientôt, tu vas voir, ils vont m’obliger à arrêter de boire, à faire du sport et à regarder « Questions pour un champion ». Un esprit sain dans un corps sain. Nan mais faut pas déconner quand même hein.

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05 juillet 2007

Les fouines, c’est le MAL.

crane_de_fouine

Loin de moi l’idée de vouloir marcher ne serait-ce que du bout de l’orteil sur les plates-bandes de FoM (d’autant qu’il le fait beaucoup, beaucoup mieux que moi) mais là, je suis bien confuse : il y a urgence. J’ai pas le choix, je suis obligée de sonner l’ordre de l’extermination des fouines. L’objectif est simple : éradiquer la race de la planète. Mais tu verras, c’est pas très compliqué à faire en fait.

Tout d’abord, je te dois bien une réponse que tu dois logiquement être entrain de te poser, à savoir : pourquoi tant de haine contre un animal qui a une petite tête toute mimi ? tt tt ! Tu te trompes, mon brave ami. La fouine est moche et laide, pue la transpi et a du poil aux pattes.

 

Mais ensuite et c’est bien le plus important, LA FOUINE A TUE MON LAPIN. Oui, tu as bien entendu, mon lapin à moua, qui se baladait tranquillement dans le jardin sans faire de mal à personne, LUI. L’autre brute sanguinaire surgit de nulle part et lui saute à la gorge. J’imagine (oui, cela va sans dire que je ne fais rien qu’imaginer. Car tu te doutes bien que si j’avais été là au moment des faits, j’aurais direct sorti le fusil pour lui shooter la cervelle) J’imagine, donc : la scène d’horreur. Mon lapin sans défense, complètement terrorisé, les yeux paniqués. La fouine sans pitié, à faire crr crr avant de l’attaquer d’un coup sans aucune autre motivation que l’appel du sang. Barbare, criminelle, lâche, pucelle, assassin, sauvage, et tu suces encore ton pouce en plus, minable et immonde petit être maléfique. Bon bref, connasse de fouine, je m’en vais t’apprendre, moi, comment t’aurais jamais dû tuer mon lapin.

Je crée dès aujourd’hui le F.E.F*, Front d’Extermination des Fouines. Et je renifle déjà l’odeur de la peur dans l’œil de la fouine. Ah ça, elle l’avait pas vu venir, hein. Tout de suite, on rigole moins quand on a trouvé plus fort que soi, quand on est plus en face d’un être innocent et sans défense. Elle va moins faire la maline, la fouine, c’est moi qui te l’dis. Ca va chier des bulles carrées.

Surtout que le F.E.F** dispose déjà d’une armée ultra motivée. A défaut d’être entraînée. Car il faut bien reconnaître que, dans la grande histoire qui est celle de l’humanité, ce type de combat acharné constitue une innovation majeure. Mais motivée, ça c’est sûr. Regardez déjà ce que l’un de ses membres les plus actifs, un dénommé Farkas, nous a concocté :

« Les fouines sont moches. Les fouines tuent. Les fouines violent des grand-mères. Les fouines sont rousses. Les fouines aiment les Mormons. Les fouines voient des morts partout. Les fouines nous enquiquinent. Les fouines on les ratatine. Les fouines mangent leur caca. Les fouines sont les cousines des blaireaux. Les fouines votent Lepen. Les fouines rôtent et ça pue fort. Les fouines sont les cousines des blaireaux. Les fouines mangent des enfants. Les fouines ont pas de cerveau. Les fouines puent du cul. Les fouines fouinent. Les fouines prennent leur cul pour une trompette. Les fouines sont des travelos. Les fouines mangent leur vomi. »

Je suis fière de lui.

Convaincus ?

Alors vous aussi, valeureux lecteurs sans peur et sans reproche, embrassez la noble cause de la F.E.M. Tuez une fouine, c’est pas cher et facile d’utilisation. Un geste simple peut parfois sauver une planète toute entière.
Et puis je suis sûre que mon lapin appréciera, de tout là haut là haut. Oui, oui. Je l’entends déjà faire son mron mron de quand il aime bien les gens. Maintenant, c’est toi qui es fier, j’en suis sûre.

Tu vois Boogy, je ne suis pas seule. Et encore t’as pas tout vu. Lulu, formidable petit chien suicidaire mais néammoins fidèle, m'a promis qu'il te vengerai. J’ai même des contacts avec Jack Bauer et tout. Et puis tu connais pas la meilleure ? Je nous ai dégoté un pote génial qui va nous être d’une grande utilité dans un futur très proche. J’ai dans l’idée que la fouine va faire pipi dans sa culotte quand elle l’aura vu.

Je te le présente : il s’appelle Bugsbunniator.

enooorme_lapou

* Merci Captain !
** Encore merci Captain !

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27 mai 2007

Comment voir rouge et rire jaune à cause d’une orange bleue.

orange

Si jamais un jour dans ta vie tu décides de te planifier un séjour de moyenne durée à Londres, il y a un truc que je te déconseille de faire : tomber malade.

Par « moyenne durée », j’entends 4 mois par exemple, soir l’exacte durée de mon séjour, soit le délai moyen pour obtenir leur « National Insurance Number », l’équivalent de notre numéro de sécu à nous, le trou en moins. C’est la condition pour te faire soigner gratuitement. Ou sinon tu raques. A mort même.

Ah si pardon : il existe une alternative à vendre un rein pour se faire soigner. Un endroit fantastiquement pratique et chaleureux qui s’appelle le « walk in centre ». Un truc ouvert le vendredi, de 9h à 10h30, quand tu bosses et quand tu choppes ta double otite et ta double conjonctivite (Oui) un lundi. Comme toutes les exceptions qui confirment la règle, tu oublies donc. Et comme ça pique un peu les yeux et les oreilles quand même, tu fais comme moi et tu vas au Medicare français, rencontrer un médecin qui n’a confiance en lui qu’avec le Vidal sur ses genoux et qui, bizarrement, te donne un peu moins confiance en lui.

Heureusement, il m’a trouvé le nom des médicaments à me prescrire pour que je retrouve le plein usage de mes yeux et mes oreilles. Mais j’ai senti naître comme une sorte de troisième douleur psychologique un peu plus bas et un peu plus derrière de mon corps quand il a fallu passer à la caisse. A 100€ la consultation + 150 autres € pour les médocs, j’ai cru que madame la secrétaire s’était trompé avec un autre patient sous trithérapie. Mais j’avoues qu’avec deux œufs de pigeon à la place des yeux et l’impression qu’on me burinait les oreilles à coups de marteau-piqueur, je pouvais difficilement me la ramener.

La mauvaise blague, c’est quand je reçois ma feuille de paie et que je vois le quart de mon salaire amputé par les taxes gouvernementales, frais de santé inclus.

Je vois rouge.

L’autre mauvaise blague, c’est quand je vais visiter la Tate Britain , musée d’art contemporain britannique. L’art contemporain, yen a qui ont déjà du mal à piger le concept. Les Britanniques, yen a qui ont encore du mal à piger le concept. Imaginez les deux concepts au sommet de leur gloire, réunis en un seul endroit et vous obtiendrez la Tate Britain , où vous trouverez, entre autres œuvres quand même un peu plus élaborées, la pyramide d’oranges. Comme son nom l’indique, c’est une pyramide construite avec de vraies oranges. Et c’est tout.

Le détail qui tue, c’est que chaque visiteur peut se servir s’il le souhaite, ramener un souvenir de Londres autre qu’un service à thé à l’effigie de la famille royale. Et comme les gens, quand on leur dit qu’ils peuvent avoir un goûter gratos, ben ils hésitent pas une seule seconde, le musée remplit la pyramide au fur et à mesure qu’elle se vide. C’est ça, l’art contemporain Britannique.

L’autre détail qui tue, c’est que les musées londoniens sont gratuits. Donc financés par le Gouvernement. Donc par les taxes indiquées un peu plus haut qui me niquent le quart de mon salaire.

A l’idée de financer ces putains d’oranges pour un goûter artistique qui aurait pu servir à régler mes antibios pour lesquels je cotise, bordel de merde,je me dis qu’il y a une couille dans le potage.

Et je ris jaune.

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26 décembre 2006

Joyeux Ebay.

joyeuxebay

Vous inquiétez pas : je vais vous le pondre, mon article sur Noël ! Ayé, il est là, tenez :

Noël, Noël, NOEL !!! Un an qu’on l’attend celui-là. Trois mois qu’on réfléchit au casse tête de quand on se réunit parce que non vous comprenez, le 24 c’est chez ma belle famille et le 25 j’ai piscine. Un mois que les rues se sont mises à ses couleurs, 24 jours qu’on a attaqué le calendrier de l’avent fourré aux jeux à gratter (et qu’on a rien gagné … dans aucune des 24 cases. Si, si, c’est possible …), trois semaines qu’on pense à ce qu’on veut ce qu’on va offrir. Deux semaines qu’on réfléchit au menu et au plan de table, 48h qu’on installe et qu’on fait cuire la dinde. Et moi, pourtant, là-dedans, je suis aux anges, j’adore tout ça, cette ambiance joviale où chacun décide d’un coup d’aimer son prochain, j’aime sentir ce truc énorme qui monte tout doucement.

Et Pfiouf ! Ca y est ! Déjà parti ! Envolé, le Noël ! Rideau, on plie tout et à l’année prochaine. Ben tiens, il se fait pas chier déjà lui, à nous planter là sans qu’on l’ai vu passer.

Et yen a qui perdent pas de temps pour faire dégager la magie que Noël implique, hein. Brutale redescente dans l’horreur matérialiste de ce bas-monde : 30% des cadeaux reçus à Noël sont rendus, échangés ou … vendus !!! Rendez-vous compte du chemin que nous avons parcouru pour en arriver là.

Début du siècle aux années soixante : Les gens, quand ils ne sont pas entrain de s’entre-tuer aux quatre coins de la planète, n’ont pas de fric pour se faire des cadeaux. Mais ils se réunissent quand même pour souhaiter un bon anniversaire à Jésus, à l’image de la famille de Marcel Pagnol, qui est très content quand il reçoit son orange au fin fond de la Guarrigue.

Années soixante : consommation de masse. On s’achète le frigo et la DS, les cadeaux reviennent sous le sapin. On joue avec, on les garde, on est content. Et il ne vient à aucun esprit de ne pas être satisfait. « A cheval donné, on ne regarde pas les dents ».

Dans le même temps, Coca-Cola peaufine son concept de généreux Père-Noël.

Années quatre-vingt : Les enfants, veulent, exigent, commandent tout un tas de trucs plus ou moins utiles vu qu’il ont déjà tout et répertorient le total dans une liste, rayant au passage la potentielle mauvaise surprise du cadeau spontané mais pourri. Pierre commence à tailler le gilet que Thérèse lui a tricoté amoureusement. Là, on sent déjà bien qu’il a envie de l’échanger contre des bons d’achat à la Fnac mais il ne le fait pas encore. Il s’en servira finalement pour sortir les poubelles.

Années quatre-vingt dix : Ludo n’est pas content. Il avait commandé une Super Nintendo-qui-coûte-la-peau-du-cul avec Zelda à l’intérieur. Il a eu la Super Nintendo-qui-coûte-la-peau-du-cul. Mais avec Mario Kart. Le bad trip. Ludo est super vénère et menace de tout faire péter dans la baraque s’il n’a pas dans les jours qui viennent le jeu qu’il avait exigé. Maman, éprise de panique et de culpabilité, va lui échanger son jeu (tout en pensant que c’est bien une saleté de gosse pourri gâté qu’elle a là.)

2006 : Marine n’avait pas fait de liste parce que « la flemme de réfléchir à ça, autre chose à penser et puis putain, blasée, j’ai déjà tout et Noël, c’est tellement commercial maintenant, je rentre pas dans ce délire là, moi. Tu n’as qu’à m’acheter ce que tu veux Mamie ». Mamie s’est fendue pour trouver un cadeau approprié à sa petite fille qu’elle ne connaît pas tant que ça finalement et puis, s’est décidée pour un sac Gucci. Marine n’a pas aimé le petit nœud dessiné sur le côté du sac. Marine a déjà trois sacs Gucci. Marine l’a illico mis en vente sur Ebay parce que son budget menaçait de ne plus suivre le rythme de ses soirées branchées et qu’elle est un peu dans la dèche en ce moment.

Je veux bien qu’on croit plus au Père-Noël et que certains  n’aiment pas cette période de l’année ou s’en fichent complètement. Je veux bien qu’il faut vivre avec son temps et qu’internet, c’est super rapide et pratique (une blogueuse ne vous dirait quand même pas le contraire !) Je veux bien que des fois, pour être sûr que personne ne va tomber à côté, on préfère aller s’acheter soi-même son propre cadeau, soit avec le chèque qu’on a reçu, soit en faisant une avance sur paiement et en jouant le petit numéro de comédie intitulé « oh, surprise, je m’y attendais pas ! »

Mais quand même : on a pas l’air un peu cons là, non ?

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25 septembre 2006

Confusion.

hormones

Si je commençais ce post en disant que je suis une fille qui ne lit justement pas de magazines pour filles, je me rends bien compte que ma crédibilité en prendrait un sacré coup, étant donné mon précédent post où je disais que je triais les « Jeunes et Jolies » par catégories d’articles « intéressants ». Donc je reformule pour faire plus crédible : je suis une fille qui ne lit plus du tout de magazines pour filles. Pourtant, entre deux conseils beauté avec des produits qui coûtent la peau du cul, des secrets mode dont on n’a rien à foutre et l’information cruciale que Britney vient d’accoucher de son deuxième enfant, force est de constater qu’il y a quelques trucs vraiment intéressants, si j’en crois une de mes amies, qui m’a rapporté ceci :

Quant on commence une toute nouvelle relation, notre corps sécrète des hormones bien particulières. Ce sont des hormones qui se déclenchent avec l’attrait de la nouveauté. Ca nous pique à la gorge, ça nous fabrique des papillons dans le ventre, nous coupe l’appétit, nous colle un sourire niais sur la face et des étoiles dans les yeux … et on pense à Lui tout le temps, tout le temps … Ces symptômes ne vous rappellent-ils pas vaguement quelque chose ? Hey ouais, la plupart du temps, nous (enfin, moi quoi), on prend bêtement ça pour la pur et simple manifestation de Grand Amour (celui avec un grand « H »). « C’est l’homme de ma vie, j’en suis sûre, il est tellement différent de tous les autres, je l’aime, je l’aime je l’aiiiimmmeeuuh ».

Que neni, ouais ! Purement scientifique tout ça ! Vaste supercherie !

Je suis en colère, oui, évidemment ! Comme voulez-vous que je m’y retrouve moi dans tout ça maintenant ! Si une hormone à la con vient brouiller les cartes en se confondant avec l’amour… C’est pas du jeu, merde.

En ce qui me concerne, je plonge les deux pieds dedans à chaque fois. Et donc, d’un côté, je suis en partie rassurée aussi. Comme à chaque fois que l’on trouve une explication scientifique (et donc plausible, voire irréfutable) à un phénomène systématique qui, jusque là, nous échappait complètement et qui, du coup, commençait sérieusement à nous agacer. Tout d’un coup, on se sent illuminé par la science. Tout d’un coup l’équation « gorge qui pique » + « papillons » + « sourire niais » n’est plus forcément égal à « Grand Amour ». Ca ne change rien de le savoir mais on se sent mieux. Oui, je me sens mieux désormais. J’ai trouvé l’explication. Je ne me ferai plus reprendre par cette impostrice d’hormone de mes deux. Oui, parce que maintenant, JE SAIS.  Tadaaaam !

Mais du coup, je me demande un truc moi, maintenant : l’Amour, le vrai, est-ce que je l’ai déjà ressenti alors ?

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21 mai 2006

La revanche des livres (+ une surprise !!!)

larevanche_des_livres1

Quand on en a marre de lire des livres avec des histoires originales parce qu’on sait très bien qu’ils seront forcément transformés en blockbusters par un réalisateur hollywoodien qui prendra grand soin de niquer tout le suspens qui nous avait séduit, alors on lit des livres qui ont adopté la technique inverse. Pour être sûrs de ne pas se faire adapter, certains livres retranscrivent les propos issus de la télévision ou du cinéma. Cela m’a pris une bonne demie heure pour lire « Le petit livre des méchancetés les plus drôles ». Comme son nom l’indique, à l’intérieur, on y trouve des citations méchantes, gratuites, parfois justifiées et souvent de mauvaise foi. Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire profiter du meilleur du pire. Enjoy.

« Tout petit déjà, Silvio Berlusconi disait « Je deviendrai Président du Conseil ou rien ». Il est parvenu à devenir les deux. » Roberto Benigni

« Je viens de croiser Régine qui revenait de l’institut de beauté. A mon avis, c’était fermé. » Coluche

« Benjamin Castaldi a réussi à faire oublier sans peine qu’il est le petit fils de Simone Signoret, mais nous rappelle en permanence qu’il est le fils de Castaldi, le comédien dont le talent essentiel a consisté à s’introduire une enclume dans la mâchoire ». Guy Carlier

« De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait tout de même beaucoup ». Pierre Desproges

« On doit au moins à Monica Lewinsky d’avoir relancé la mode du bavoir et du gargarisme. » Jean Yanne

Guy Bedos à Patrick Sabatier : « Vous êtes à la gentillesse ce que je suis à la méchanceté. On en rajoute tous les deux. »

PS : Le post scriptum est la seule solution (pitoyable, je vous l’accorde mais on fait ce qu’on peut…) que j’ai trouvé pour passer du coq à l’âne en toute impunité. C’est que je tiens absolument à vous faire profiter d’un moment fabuleux que je viens de vivre. Au risque que vous pensiez que je suis entrain de créer une sorte de niche marketing pour mon blog, qui consisterait à ne parler que de la SNCF et de tout ce qu'on peut vivre dans un train, je suis dans l'obligation, une nouvelle fois, de parler de ma meilleure amie. Pas calmée de mon expérience SNCFienne de la semaine dernière, j’ai remis le couvert ce week end. Je vous exprimais mon désarroi devant le fait de me retrouver systématiquement dans le même wagon qu’une famille avec des mioches hurleurs, croyant naïvement que me retrouver dans le même wagon que DEUX familles de cette espèce constituait une sorte de record de l’insupportable. J’étais TRES loin du compte. Je ne sais pas pourquoi mais je suis presque sûre que vous n’allez pas croire un mot de ce qui va suivre. Dans mon wagon de ce soir : deux familles de l’espèce décrite plus haut (jusque là, on en est à une forme d’habitude), mais aussi un bébé brailleur comme j’en avais rarement croisé (là, le seuil de tolérance est un peu plus repoussé), et puis, cerise sur le gâteau : l’équipe junior russe féminine de je ne sais quel sport au complet !! Incroyable mais pourtant vrai. L’atmosphère de mon trajet Lyon-Paris avait quelque chose de la Foire d’Empoigne. Pour comparer avec un truc plus parlant (parce que c’est vrai : qui est déjà allé à la Foire d’Empoigne, au juste ?), je pourrais utiliser la vente à la criée de poissons ou encore une file d’attente de parc d’attraction.

Quand le slogan de la SNCF devient "Nous allons vous faire repousser les limites de votre patience" ...

Han, putain ! Je deviens méchante moi aussi dites donc !!

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14 février 2006

Mon coeur, mon amour

« Ca dégouline d’amour, c’est beau mai c’est insupportable. C’est un pudding bien lourd de mots doux à chaque phrase. Elle est bonne ta quiche, amour ? Mon cœur,passe moi la salade. Et ça se fait des mamours, se donne la becquée à table. Ce mélange de sentiments, aromatisés aux fines herbes, me fait sourire gentiment et finalement, me donne la gerbe !

Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule, je déteste les couples, je les hais tout court ! »

Quelques mots d’Anaïs qui résument mon état d’esprit, en ce jour rose bonbon de la Saint-Valentin, jour noir pour les célibataires comme moi. Han ouais c’est commercial la Saint-Valentin d’abord !!! C’est le jour où La Française des Jeux se fait le plus de thunes avec leurs jeux à gratter pourris en forme de cœur.

Cette année comme toutes les autres, je vais boycotter la Saint-valentin avec une contre-soirée entre copines. Et ça m’arrange, parce que comme chaque année, j’ai personne avec qui la fêter.

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09 février 2006

"NON"

« Vous patientez 2 minutes ? Je demande à mon directeur de rédaction. »

         Etrange comme mon cœur s’est emballé pendant ce lapse de deux minutes, comme quand vous attendez une réponse qui va peut être changer votre vie. C’est en effet à peu près comme ça que j’avais stupidement pris la chose.

« Non. On peut pas. Votre CV correspond au poste, vous avez l’air très bien mais mon directeur de rédaction me dit qu’on a trop de stagiaires en ce moment. »

C’est dommage ouais, gros con. Te rends tu seulement compte du coup de poignard que tu viens de me refiler ? Ton « non » m’avais déjà suffisamment fait chier comme ça alors pourquoi t’es-tu senti obligé de me dire que je correspondais ? Hein ? C’est quoi ça ? C’est de la politesse de merde ? C’est pour faire genre tu m’encourage à persévérer mais tu peux rien pour moi ?

Non bien sûr tu ne sais pas et tu n’en a d’ailleurs rien à foutre. Tu n’a pas remarqué que je t’appelais 5 fois par jour depuis un mois. Tu n’a presque pas entendu tous mes messages,tu n’a presque pas lu mon CV et ma lettre de vraies motivations, tu n’étais pas là quand je t’ai attendu pendant une heure et demie pour cet entretien de deux minutes où tu ne m’a presque pas écouté. Tu ne sais pas combien ce stage était important pour moi. Toi, ou ton directeur de rédaction, peu importe après tout.

Tu aurais pu me refuser ce stage pour n’importe quelle autre raison : manque de compétence, manque d’expérience, pas le profil adapté… Ca aurait été parfaitement justifié et j’aurais accepté. Et je dirais même plus : je m’attendais à un refus pour ce type de raison. C’est d’ailleurs pour ça que je m’y suis prise aussi tôt et avec autant de détermination. Je voulais mettre toutes les chances de mon côté et comme je savais que j’en avais pas beaucoup, ben j’ai tout misé sur mes deux seules : mon avance par rapport à d’éventuels autres candidats et ma persévérance.

Tout mais pas cette raison là. Pas ce « trop de stagiaire pour l’instant ». J’avais tout fait pour me protéger de cette excuse là, tellement facile et tellement indiscutable. Je ne voulais pas que ce stage me passe sous le nez pour une vulgaire histoire de dates incompatibles. T’avais pas le droit de me dire ça à moi alors que tu as mon CV entre tes mains depuis septembre. Tu aurais dû demander avant à ton directeur de rédaction s’il restait des places de stagiaires de dispo ou s’il fallait refuser parce que son fils avait justement décidé de voir si c’était sympathique ou pas de faire un stage dans une chaîne de télé.

Tout ça sonne comme un air de mauvaise foi, je le reconnais. La refoulée aigrie qui voudrait s’en prendre à la terre entière et, comme c’est pas encore à sa portée, elle a trouvé un bouc émissaire innocent sur qui elle déverse ses crachats. Et manque de bol pour lui, elle a un blog où elle peut se plaindre sans que personne ne la fasse culpabiliser alors elle en profite un peu (trop). Et encore, estimez-vous heureux, les gens, parce que tout ça n’est rien à côté de mon état d’hier. Hier, j’ai pris la nouvelle…hum… très très à cœur diront nous… Oui. Beaucoup de mal à relativiser, hier. Mon premier réflexe a été de pleurer. Stupide, je sais mais les nerfs ont lâché. Je n’avais que ça pour montrer ma déception-frustration-colère et tout plein de trucs encore mais vous savez ce que c’est dans ces moments là : on a du mal à s’exprimer. Alors moi j’ai chialé. Hier, c’était à base de « c’est dégueulasse », « c’est injuste » et « gros connard » et « salaud » et gna gna gna et gna gna gna. Aujourd’hui, ça va mieux, je suis redescendue sur terre. Vous savez, dans cette vie où on ne peut pas tout avoir tout de suite… Vous connaissez, non ? Aujourd’hui, je me dis que je vais le décrocher, mon rêve, mais que ce sera plus tard. Mais, n’empêche, je ressens toujours cette frustration d’être passée tout prêt et de l’avoir raté pour … euh… ben non je saurais jamais la vraie raison, en fait. Parce que celle-là, faut pas non plus trop abuser, hein. Je suis blonde mais quand même.

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31 janvier 2006

Manteau blanc pour merde noire

Curieux comme la neige peut éveiller plusieurs sentiments en moi. J’ai toujours cette sorte d’excitation qui vient dès qu’apparaissent quelques flocons, suivie, pour peu que ça tienne sur les trottoirs, d’impulsions gamines genre l’envie soudaine de faire une bataille géante, de construire le plus beau bonhomme qu’on ai jamais vu et tous les autres trucs un peu débiles qu’on peut faire dans la neige.

Et le hasard faisant bien les choses, il se trouve que j’avais choisi ce week end pour retourner dans ma ville d’enfance, qui fait partie de ces régions où il a beaucoup beaucoup neigé !! Ne me dites pas que vous n’êtes pas au courant, ils ont parlé que de ça au JT ces derniers jours : de la France « paralysée » par la neige. Hé oui ! Il a neigé en hiver ! Ca paraît incroyable mais c’est pourtant vrai. Et comme personne n’a l’air au courant que ça fait partie des choses possibles à la fin janvier, ben chaque année c’est la même chanson. Tout est bloqué.

Bon . Quand même. Ca fait combien de temps a peu près qu’il neige en hiver, à une dizaine de milliers d’année près ?Je dirais que ça fait un bail donc autant dire qu’on a eu du temps pour anticiper des situations, préparer des trucs, élaborer des plans… enfin chépa moi ! Prévenir au lieu de guérir. Mais non. Cette année encore, on a assisté à des scènes irréelles genre ils ont dépêchés des bénévoles de La Croix Rouge pour distribuer couvertures et nourritures aux conducteurs bloqués sur l’autoroute toute la nuit. Eh ouais, la neige en hiver, c’est un peu comme les tsunamis dans d’autres parties du monde. On s’y attend tellement pas, ça nous tombe comme ça sur la gueule et c’est l’apocalypse. Ridicule.

Cette année encore, les types de la DDE ont brillé par leur inactivité. « Ah ouais il neige ? De vrai ? On peut plus circuler sur les routes ? Ouais, mais là, c’est quand même minuit et demi, le flemme un peu, ça attendra bien demain ». Ah ben c’est sûr que ça peut attendre demain feignasse ! Et tant qu’on y est, tu peux aussi attendre deux, trois mois que ce soit l’été et que ça fonde naturellement avec le soleil.

Cette année encore, la SNCF annonçait « de 10 à 90 minutes de retard vers tous les trains à destination du milieu de la France ». Visez la précision du timing. Nan, parce que moi, 10 minutes de retard, ça me dérange pas trop encore. On a l’habitude, hein. Mais une heure et demi, c’est différend. Ca m’empêche de prendre ma correspondance par exemple, ça pourrait même me faire passer une nuit dans une des plus belles ville de France : Saint-Etienne, joli port de pêche. Ca chamboule un peu mes plans, vu que c’est pas exactement ce que j’avais prévu pour le week end. Mais je crois avoir battu une sorte de record vendredi et je peux vous dire que je suis pas peu fière : 4H30 de retard ! La classe internationale ! Et notre train a combattu dans toutes les catégories. Alors, on a eu les problèmes d’intempéries bien entendu, des problèmes d’aiguillage aussi et, cerise sur le gâteau chinois : arrivé à Givors, alors que tout le monde pense que s’en est fini avec les heures de retard qui s’accumulent, un type se suicide sous notre train ! Samu, police, enquête et tout le tintouin. Et là, on a tous eu la réaction trop nulle de se mettre à haïr ce pauvre type désespéré. On est trop méchants, nous, les gens, des fois…J’ai bien cru que j’allais finir par y dormir vraiment à Saint-Etienne, moi ! Heureusement que mon sauveur de papa a courageusement bravé les routes (soigneusement pas déneigées par la DDE ) en pleine nuit pour venir me repêché. Fin de cette histoire et début d’une grande histoire d’amour entre moi et la SNCF , je le sens…

Tout ça pour dire que même si la DDE et la SNCF mettent beaucoup de bonne volonté pour nous faire détester la neige, ils y arriveront pas avec moi. Je suis une coriace, j’ai grandit en Haute-Loire, moua. Alors plus rien ne me fait peur niveau neige et verglas. (ouais j’me la pète et alors ? Faut bien se trouver des points positifs à avoir grandi en Haute-loire, non ? On fait ce qu’on peut !)

Et puis, c’est beau la neige,non ? Quand ça recouvre tout et qu’on ne distingue même plus le paysage qu’il y a dessous. Quand on avance à tâtons pour éviter de se manger un trottoir qu’on aurait pas vu. Quand on se pose cinq minutes sur un banc et qu’on regarde les gens qui, la plupart du temps, on l’air bien cons… C’était la farandole du top look ce week end au Puy en Velay ! Alors, yavé ceux qui en avaient profité pour ressortir de derrière les fagots leur horrible paire de moon boots. Ca leur donnaient une excuse pour traîner les pieds encore plus que d’hab’. Une démarche tout en légèreté. Yavé aussi les nénettes « jamais sans mes talons aiguilles ». Et là, de les voir évoluer sur les trottoirs glissants, c’était plutôt énorme. Et puis, ya tous ceux qui se cassent la gueule aussi, c’est la palme. Nan, vraiment, c’est trop drôle une ville sous la neige.

Et je dois vous avouer que je ne trouve pas de conclusion à ce post déjà quelque peu décousu (ça va hein, c'est pas comme si vous étiez pas prévenus que ce genre d'embrouilles pouvaient arriver dans mon blog, ya qu'à regarder le titre !) J'ai donc bien peur de vous laisser plantés là. Et je le fais.

Posté par milounette à 00:46 - J'me plains. - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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