Le baZar de Milou

En vrac, en lot, ou en morceau dans un sympathique capharnaüm. Faites votre choix entre les larmes, les éclats de rire, les coups de gueule, les calembours...

14 mars 2008

Toc toc toc toc toc toc.

delarue


En quelques sortes, ça me rassure un peu de l’avoir eu. Parce que l’embêtant avec les chaînes maintenant, c’est que tu les vois sur TOUS les blogs que tu lis, jour après jour, yen a un de plus qui a basculé, ben après, si toi on t’as pas refilé le bébé, tu te sens bien seule tout d’un coup, tu te poses des questions, personne ne m’aime ou quoi ? Je sens le pipi ? Pourquoi les gens sont méchants ? Pourquoi moi ?

Tout ça pour dire : merci Sel, grâce à toi, j’échappe à une importante remise en question qui aurait pu s’avérer très douloureuse.

Dans ce questionnaire, il est question de dévoiler des trucs vachement privés sur nous (et donc hyper intéressant), comme d’hab. En l’occurrence, ici, 6 TOC qu’on essaie tant bien que mal de cacher à la face du monde en oubliant que de toute façons, tout notre entourage les a remarqué puisqu’un TOC est par définition visible (les culottes d’Aurélia sont l’exception qui confirme la règle). Je soupçonne Jean-luc Delarue d’être à l’origine de la création de cette chaîne pour pouvoir repérer le futurs cas soc’ qui meubleront son excellente émission.

TOC 1.

Quand j’entre dans un lit bien fait, tellement tiré à quatre épingle que j’ai eu limite l’espace suffisant pour m’y glisser, j’ai déjà l’impression de plus pouvoir bouger. Donc mon premier réflexe est de tirer toutes les couvertures pour défaire le lit et ainsi créer un joyeux bordel dans lequel je me sens libre de gesticuler dans tous les sens. Et éventuellement dormir aussi. Inutile de te préciser que le sac de couchage, s’il reste vachement pratique pour faire du camping sauvage au Cap d’Agde, est carrément inenvisageable dans mon cas.

TOC 2.

Celui-là, je le conserve de mon enfance. A l’époque où je suçais mon pouce en me tripotant l’oreille. Depuis, j’ai arrêté de sucer mon pouce. J’en garde d’ailleurs un souvenir amer, tout comme le vernis qu’on me foutait sur l’ongle avant de m’endormir. Mais comme personne n’a encore eu l’idée d’inventer une astuce machiavélique anti-tripotage d’oreille, je continues allègrement de le faire. Au jour d’aujourd’hui, je suis donc très fière de t’annoncer que mon oreille gauche n’a plus de cartilage.

TOC 3.

Continuons dans la série « je ne sais pas quoi faire avec mes mains » si vous le voulez bien. Attention à la rubrique « secret de beauté de Milou ». Je me mets du gel dans les cheveux. Et le gel dans les cheveux, quand il sèche, ça fait des petits paquets dans la tignasse. Un de mes passe-temps préféré est de repérer ces petits paquets, de jouer avec eux un moment et ensuite, de les casser. Ma mère estime que ça fait limite autiste. Elle a certainement pas tort.

Pfiou. Tout ça est très intéressant. Continuons donc. Car il en reste encore trois.

TOC 4.

Quand je prends un Big Mac, je ne le mange pas immédiatement. J’ouvre d’abord le couvercle et enlève soigneusement toutes les merdes que j’y trouve. Non, je n’enlève pas TOUT l’intérieur de mon Big Mac. Juste cet espèce d’infâme cornichon et quelques oignons. Parce que trop d’oignons tue l’oignon. Des fois un peu la salade aussi. Enfin, mais j’aime bien le Big Mac quand même.

TOC 5.

Depuis que j’habite à Paris, ma face romantique cachée se réveille régulièrement devant la beauté de cette ville. Cliché parmi les clichés, j’admire profondément la Tour Eiffel. Dès que je l’aperçois, surprise elle est là au coin d’une rue, je ne peux pas m’empêcher de tendre la main et de faire un petit « oh », tu sais, comme quand tu vois un bébé animal trop mignon. En quatre ans, je m’en suis pas encore lassée. Pour peu qu’elle clignote et là, j’arrête tout ce que j’étais entrain de faire pour admirer. Je t’épargnerai l’histoire du feu d’artifice du 14 juillet au Champ de Mars.

TOC 6.

Je ne finis jamais mon yaourt. C’est une question de principe. Enfin sauf les cafés liégeois et les marrons suiss’ on est bien d’accord. En général, on repère ma présence régulière dans une baraque quand il y a un pot de yaourt entamé dans le frigo avec une cuillère plantée dedans. Mais attention TOC dans le TOC : je ne le finis pas non plus le lendemain, ni le surlendemain, ni jamais d’ailleurs. Il me fait plus envie après, tu comprends.

Tu auras sans aucun doute remarqué, cher lecteur, que nous sommes depuis le début de cet article, en plein dans la quintessence bloguesque, le fleuron du fleuron, ce pourquoi le blog existe et persiste : écrire sur un sujet à la fois drôle et pertinent pour faire réagir et créer un débat de société.

Un peu le même principe que les émissions de Delarue finalement.
Je suis fière.

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05 mars 2008

On va voir les vaches ?

agriculture


Bien entendu, il a fallu que j’y aille. Tu rigoles ou quoi ? Je pouvais décemment pas passer à côté de ça. A force de voir Chirac s’y bourrer allègrement la gueule chaque année et les yeux brillant du petit parisien qui voit une vache pour la première fois de sa vie et qui réalise avec émerveillement  que non, un poisson n’est pas un truc rectangle et jaune, que c’est beaucoup plus compliqué que ça, il a fallu que je constate par moi-même.

C’est bizarre, déjà, de l’appeler Salon International de l’Agriculture. Parce qu’à mon humble avis, plus francocorico-français que ce truc, je vois pas trop.

Ah pardon. Sur le site officiel, ils disent qu’il y a aussi des stands étrangers.

Pas vu.

Une fois par an donc, le parisien prend sa petite Smart, ou la ligne 12 du métro, pour se rendre à la campagne, Porte de Versailles, où « les bouseux » comme il les appelle affectueusement, lui font prendre un grand bol d’air frais.

Il met trois plombes pour venir mais bon faut bien sortir les enfants, hein. Et il commence déjà à râler parce que ya des embouteillages et des travaux qui condamne le boulevard principal autour du parc des expo, et putain connard tu vas la bouger ta caisse avant demain matin ou pas ?

C’est dans une ambiance fort joviale et détendue, donc, que le parisien pénètre dans « la plus grande ferme de France ». Ca lui pique un peu les yeux au début. A cause de l’odeur de la bouse déjà. Mais surtout parce qu’il sait qu’il va devoir se remémorer quelque chose qui peut être douloureux pour lui et qu’il a tendance à faire exprès d’ignorer le reste du temps : la France compte 100 (pfiou, tout ça ?) départements. Oui, il existe une vie au-delà de Paris.

Bref, n’insistons pas plus lourdement sur cet aspect fâcheux du salon de l’agriculture.

Autant te dire tout de suite que, étant donné la surface du machin, t’as plutôt intérêt à te lever tôt si tu veux tout voir. Pas trop le style de ma maison. Alors j’ai sélectionné.

Les animaux, premièrement, me paraissaient être l’attraction incontournable de ce salon. Ah bah on nous rebat les oreilles chaque année avec les vaches, fallait quand même bien aller voir si elles étaient là, des fois qu’on nous aurais menti pendant tout ce temps. Et elles étaient bien là oui. Leurs bouses également. Ma chaussure (droite) (m’en parle pas) te le confirmera.

Mais sans vouloir faire celle qui a grandi à la campagne donc gnagnagna tu vois moua la nature j’ai l’habitude gnagnagna [rejette mes cheveux sur mes épaules], ça casse pas non plus trois pattes aux pauvres canards dans leur marre reconstituée. Sauf le stand des lapins, on est bien d’accord.

Et puis, citadin ou campagnard, je te mets toujours au défi de tenir plus de dix minutes aux alentours des cochons. Là aussi, tu constateras qu’on t’as pas menti et qu’effectivement, au Salon de l’Agriculture, tous tes sens sont bien bien mis en éveil, surtout celui de l’odorat là-tout-de-suite-maintenant.

Enfin, je reconnais l’intérêt pédagogique du truc pour le petit parigot qui, désormais, quand on le traitera de « tête de veau » saura au moins à quoi ça ressemble.

Passons rapidement à la partie « nature » de ce salon. Très rapidement d’ailleurs puisque je l’ai pas faite. Et venons-en au plus important, en ce qui me concerne : la bouffe.

Là-bas, on ne m’a pas accueillie en me disant de me casser pov’con mais avec un enjoué « ben t’es déjà bourrée toi ! ». Alors que j’avais même pas encore bu une seule gorgée de rouge. Je préfère toujours pas savoir comment je dois le prendre.

C’est simple : je me suis crue Astérix dans le Tour de Gaule. Tellement yavé de spécialités au mètre carré.

Ca sent l’huile d’olive, la tapenade, la lavande et le pastis. On dirait le Sud.
Vingt mètres plus loin, tu baves devant les charcuteries lyonnaises.
En tournant à droite, tu as les Landes avec le foie gras, le magret et le pti rouge qui va bien. Han, et les huîtres d’Arcachon.

En bas, la Savoie où il te prend l’envie soudaine d’une fondue eau vin blanc, juste avant de voir la Bretagne et finalement tu veux des crêpes accompagnées de cidre. Han mais attends, je vois des fleurs exotiques là-bas, j’entends du zouk et je renifle le doux fumet du rhum arrangé. Les DOM sont là aussi cette année. Et on s’y croirait.

Je te parle même pas des montagnes de pâtes d’amandes, chocolats, glaces maison et biscuit, ce serait criminel.

Et l’Auvergne … rha l’Auvergne … QUOI ? Qui rigoles là ? Ben viens, je t’attends. Viens goûter nos sauciflards, nos fromages, ces liqueurs dont ont a le secret et ZE Lentille of ZE Puy-en-velay, tu verras si t’auras pas l’effet volcan toi aussi.

Pour finir, n’oublions pas le bonus de Milou, car il a fallu que je remarque ce stand qui t’avais échappé : le « Quel Beaujolais êtes-vous ? », que je pensais éventuellement proposer en adaptation sur Face Book.

Posté par milounette à 03:12 - J'me la ramène. - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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