Le baZar de Milou

En vrac, en lot, ou en morceau dans un sympathique capharnaüm. Faites votre choix entre les larmes, les éclats de rire, les coups de gueule, les calembours...

27 janvier 2008

"Y" pour le meyeur et pour le pyre.

generationy

Si l’histoire était un alphabet, je serais le Y.
Je te laisse un petit moment en tête à tête avec cette phrase.

C’est beau, hein ?

On dirait du Einstein  ...

En fait, c’est un mélange de sociologie et de marketing. Les deux secteurs ayant une fâcheuse tendance à vouloir foutre les gens dans des boîtes, comme si c’était comme ça qu’ils allaient ranger le monde, ils nous ont pondu il y a une dizaine d’année un concept de génération à lettre dont je viens d’apprendre l’existence.

La « génération Y » étant le nom de code donné à toutes les personnes nées entre 1978 et 1997. Youhou ! Moi qui adore faire partie d’un groupe, je vais pouvoir m’en ajouter un autre, juste à côté des « Militants pour le retour de Gérard Vivès » et du « Comité anti-musique de daube diffusé avec un portable dans le métro ».

Alors, puisque j’en fait partie, approchons-nous un peu de cette « génération Y ». Pourquoi « Y » d’ailleurs ? Déjà, parce que la génération d’avant nous s’appelle X et que celle d’après s’appelle Z donc il apparaît plutôt logique que celle qui soit entre les deux s’appelle Y. Ensuite parce que « Y » se prononce « why » en anglais et que nous sommes également appelés la « génération pourquoi ? ». Pourquoi « Y » ? Parce que « pourquoi », voilà tout. Il suffisait d’y penser.

On a aussi beaucoup d’autres noms marrants, regardes ce que je nous ai déniché sur Wikipedia :

-         Les « baby loosers », parce qu’on galère à trouver un emploi.

-         L’ « igénération », avec un « i » comme dans Internet et dans Ipod.

-         La « Google Génération ».

-         La « boomerang génération », pour avoir quitter tôt le cocon familial mais pour y revenir très vite en cas d’échec.

-         La « portefeuille génération », pour avoir été élevé à l’argent plutôt qu’à l’affection.

Grâce  à l’aide de ces surnoms plus ou moins gratifiants, à laquelle j’ajoute personnellement « génération Kleenex », tu auras compris l’essentiel : nous sommes les enfants de l’an 2000, nés avec une souris dans la main droite et une zapette dans la main gauche. Avec le Sida et la chute du Mur de Berlin. Culturisés aux blockbusters, aux films d’animation et au Web 2.0.

On parle trois langues et on est des globe trotters parce qu’on est « open » sur le monde, ouais.

Habitués à avoir le choix depuis notre naissance, on incarne ce qui se fait de pire dans le client chiant qui te pompe l’air parce que le service après-vente est trop long ou parce que ya plus sa taille de jeans dans ton magasin.

Parce qu’on nous a toujours demandé notre avis sur tout - qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Où est-ce qu’on part en vacances ? Et comment tu veux t’habiller pour aller à ta boom ? Et votre Menu Big Mac, c’est sur place ou à emporter ? - ben figures-toi que du coup, quelques années plus tard, on est hyper concernés par les enjeux planétaires et les problématiques sociales. Et on se sent obligés de ramener notre fraise dès qu’on en a l’occasion. Et là, pas d’bol pour toi parce que pour ça, Bill Gates nous a donné Microsoft et Steve Jobs nous a donné l’iPhone. Ce qui fait qu’on communique partout, avec tout le monde et par n’importe quel moyen. Parce que ce qu’on « kiffe », c’est participer, s’impliquer, laisser notre marque. Bref, changer le monde. Rien que ça. De l’action. Et plus vite que ça stoplé.

T’as envie de nous coller une baffe ? Comme je te comprends. Mais en attendant, c’est kiki va devoir résoudre le problème du réchauffement climatique ? Hein ? Ben c’est bibi Y, amateur de défi et de challenge, qui va s’y coller. Alors mon vieux, chacun sa croix : Toi, tu nous supportes et nous, on nettoie la merde dans laquelle tu nous a foutu.

Et devines quoi, je te réserve le meilleur pour la fin.

Si tu entends de plus en plus parler de la « Génération Y » en ce  moment, c’est parce nous sommes pile poil entrain de débarquer sur ton marché du travail. Yiiihhaaaaa !

Et que du coup, on nous appelle aussi « le cauchemard des DRH ».

Parce qu’on est indépendants, qu’on pense à court terme et qu’on sait ce qu’on vaut, il paraît.

Ce qui déroute les recruteurs, c’est que contrairement aux générations précédentes, notre travail ne passe pas au premier plan. Non, notre épanouissement personnel est plus important, tu vois.

En gros, on veut le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. C’est-à-dire un boulot avec un bon salaire pour un minimum d’heures, nos congés payés, nos vacances, nos jours de fête. Et nos putain de RTT. Travailler moins et gagner plus. Mais ça, c’est pas typiquement Génération Y par contre. C’est juste français.

Moi qui ne trouve désespérément pas de travail (alors que je m’en contrefous, en plus, du cul de la crémière), j’apprends donc que c’est peut être à cause d’un problème d’adéquation entre les générations. C’est très intéressant. Ca ne résout a priori absolument pas mon problème. Mais c’est très intéressant.

Posté par milounette à 19:52 - J'me la ramène. - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


13 janvier 2008

Petit cours de marketing.


marketing


On est flemmard ou on l’est pas donc je ne vais pas te faire de publicité mensongère MOI : ce qui suit n’est pas de moi et je me suis allègrement contenté de faire un copier/coller d’un truc qui vient de tomber sur Face Book et qui m’a fait hurler de rire. Tu sais, la version facebookienne du spam que ton pote te forward soit pour te faire rire avec une vidéo, ou une petite histoire soit pour te faire profiter du bon plan de ce banquier qui a comme par hasard trouvé un compte inutilisé qui est comme par hasard blindé et qui t’as comme par hasard choisi toi pour t’en faire profiter, ou alors pour te dire que la petite fille a urgemment besoin depuis 1970 de dons de tel groupe sanguin hyper rare. Ton pote a juste oublié que tu n’ouvres jamais les messages ayant pour objet « FW ». Alors, cette fois, je me suis permis d’ouvrir ta boîte mail à ta place pour te dégoter la dernière vanne des pubards. Plutôt accessible. Ce qui est rare pour le milieu.

MARKETING FÉMININ :

-         T'es dans une soirée, tu vois un mec qui te plaît ; tu t'approches et tu lui dis « J'suis super bonne au plumard ». Ça c'est du marketing direct.

-         T'es dans une soirée, t'es avec un groupe d'amis, tu vois un mec qui te plaît, un de tes amis s'approche et il lui dit « Tu vois cette nana, elle est super bonne au plumard ». Ça c'est de la pub.

-         T’'es dans une soirée, tu vois un mec qui te plaît, tu t'approches, lui demandes son numéro de téléphone, le lendemain tu l'appelles, et tu lui dis « J'suis super bonne au plumard ». Ça c'est du télémarketing.

-         T'es dans une soirée, tu vois un mec que tu connais, tu t'approches, tu lui rafraîchis la mémoire, et tu lui dis « Tu te souviens comment j'suis super bonne au plumard ». Ça c'est du Customer Relashionship Management.

-         T'es dans une soirée, tu vois un mec qui te plaît, tu te lèves, tu t'arranges un peu les fringues, tu t'approches, tu lui sers un verre. Tu lui dis qu'il sent bon, qu'il est bien sapé, tu lui offres une clope et tu lui dis « J'suis super bonne au plumard ». Ça c'est du Public Relation.

-         T'es dans une soirée, tu vois un mec qui te plaît, tu t'approches et tu lui dis « J'suis super bonne au plumard » et en plus tu lui montres les seins, ça c'est du merchandising.

-         T'es dans une soirée, un mec s'approche et te dit « J'ai entendu dire que t'es super bonne au plumard ». Ça c'est du Branding « Le pouvoir de la Marque ».

MARKETING MASCULIN :

- T'es dans une soirée, tu vois une nana qui te plaît, tu t'approches et tu lui dis « J'suis une bête sexuelle, j'suis super bon au plumard, et en plus je tiens toute la nuit ». Ça c'est de la publicité mensongère, et c'est puni par la loi.

- T'es dans une soirée, tu vois une nana qui te plaît, tu la mates avec des potes, tu fais des réflexions très fines, tu te bourres la gueule, tu ne fais rien du tout et tu rentres bredouille. Ça c'est la réalité du marché

Posté par milounette à 01:34 - J'me la ramène. - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2008

Résolution : mission décholestérisation.


jacquesweber

Question à deux balles de 2008 :

Quel est le con qui un jour, comme ça, parce qu’il s’emmerdait dans sa misérable petite vie, a décidé de pourrir celles des autres en décrétant que, sous prétexte qu’une nouvelle année commençait, il leur fallait prendre des résolutions ?

Qui que tu sois, laisses moi te dire que je trouve ton concept complètement nul. Un prétexte pour faire la fête, passe encore, je suis toujours à la recherche de prétexte pour faire la fête. Surtout en milieu de semaine. Donc ça, je prends. Mais un truc qui viendrait m’imposer une règle de conduite, non merci. J’ai déjà la nouvelle loi sur le tabagisme passif qui vient de tomber, transformant mon bar qui fleurait bon la Marlboro croisée avec la Camel en gentil salon de thé qui pue la menthe à l’eau et la tisane à la camomille, ça va me suffir pour 2008 merci.

Nouvelle année, nouvelle vie ? Non. Donc je vois pas le rapport. J’imagine en plus, que bien avant toi, un pauvre taré a décrété que l’année s’arrêterait le 31 décembre, et ce de manière complètement aléatoire car comment pourrait-il en être autrement ? Donc il nous a pondu une des plus belles arnaques qui ait jamais existé depuis la préhistoire et nous, on a plongé dedans comme des cons, toi le premier. Seuls les chinois ne se sont pas fait avoir. On l’a déjà dit : un jour, le monde sera chinois, ça paraît évident.

Enfin, bref, je m’égare mais tout ça pour dire que mes résolutions, je les prends le 21 juillet ou le 14 octobre si je veux.

Si tu me sens un poil irritée et agressive depuis le début de ce post (on ne peut rien te cacher décidément), c’est parce que justement, cette année, je vais devoir prendre des résolutions en janvier comme tout le monde et ça, je le vis très mal. Ca va à l’encontre de mes principes. En revanche, ça va dans le sens de ma santé. Et comme je suis pas non plus complètement abrutie au point de préférer les premiers à la deuxième, et ben c’est bon, je vais le faire ton putain de …

Régime.

Oui, tu as bien entendu. Je vais faire un régime. Rien que le mot pourrait me faire chialer. Car, n’en déplaise aux deux tiers des demoiselles qui liront ces lignes, depuis le début de mon existence, je m’applique à me goinfrer de n’importe quoi, n’importe quand et ce, sans n’avoir jamais eu aucun kilo en trop de toute ma vie. Pardon. La vie est injuste parfois, je sais. Mais pas tant que ça regardes : d’abord, je n’ai pas non plus de gros seins et puis, paf, les résultats de ma prise de sang sont tombés : j’ai du cholestérol. Beaucoup de cholestérol.

Je sais, il a plus sexy comme truc mais tu vois, depuis que je fais des crises de coliques néphrétiques à répétition et que je me suis entraînée à le dire en public, je suis blindée au niveau des ennuis de santé à forte consonance glamour.

Ce n’est donc pas la mocheté du mot et ce qu’il évoque qui me dérange, nonon, ce serait plutôt son côté dangereux. Comme dis ma mère (à qui c’est le métier tout de même) « pillule + tabac + cholestérol : tu cumules les facteurs de risques d’une AVC » « et d’accord, ça n’arrive peut être qu’à 2% de personnes, mais quand ça arrive, c’est du 100% ». J’ai dû entendre cette phrase une petite cinquantaine de fois jusqu’à ce que je prenne conscience qu’il me restait pas mal de trucs à faire dans ma vie avant d’avoir une attaque. En fait.

Donc oui, je vais manger le matin. Oui, je vais manger un gros repas le midi. Oui, je ferai un petit repas le soir et oui, je supprimerai le banquet à base de chocolat et autres merdes sucrées que j’avais pris l’habitude de me faire aux alentours de minuit. Oui, je vais essayer de remplacer les lasagnes et les croque-monsieur au chèvre par des légumes et des fruits que je cuisinerai aux oméga 3. [Emôticone qui chiale]

La bouffe équilibrée me donne des vertiges, j’ai déjà la tête qui tourne et toutes sortes de visions d’horreur qui me viennent à l’esprit : moi entrain de prendre une salade au MacDo, moi entrain de regarder les étiquettes nutritionnelles des aliments, moi un entonnoir dans la bouche entrain de me faire gaver de Danacol par Jacques Weber.

Et je sais très bien ce que tu as envie de me dire depuis que j’ai prononcé le mot « tabac » quelques lignes plus haut. Mais non, tu as vu comment je suis sur les nerfs donc, non, le moment est très mal choisi pour me conseiller d’arrêter de fumer. Ca viendra bien un jour mais là, deux des résolutions les plus cliché de la nouvelle année, ça me ferait quand même un peu trop.

Bientôt, tu vas voir, ils vont m’obliger à arrêter de boire, à faire du sport et à regarder « Questions pour un champion ». Un esprit sain dans un corps sain. Nan mais faut pas déconner quand même hein.

Posté par milounette à 12:49 - J'me plains. - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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