26 octobre 2007
Je suis venue, j’ai vu, et puis, ben … je suis repartue.
Je pourrais dormir, oui, tiens, ça c’est une bonne idée. Sauf que la dernière fois où j’avais réussi à fermer l’œil, je me suis fait réveillée en fanfare par un contrôle des bagages surprise. [Et ils m’ont chourrav’ mon briquet en plus].
Mon voyage à New York, tu veux que je te racontes? Si, si, c'est marrant tu vas voir.
En plus là, je suis en salle d’embarquement pendant encore de bonnes heures donc autant te dire que j’ai que ça à foutre.
Peux plus dormir maintenant, vu que ya un connard à côté, un français qui habite à NewYork depuis huit ans et qui s’est mis en tête de raconter toute sa vie à la pauvre bonne femme d’à côté qui lui a rien demandé. Il essaye de se remettre à la page de son pays. Attends, bouges pas, j’te fais un best of : « Aaahhhh ouiiiiiiiii, mais c’est vrai qu’il y a l’euro maintenant !! », « Et niveau politique, ya des choses qui ont changé ces derniers temps ? » … A peine connard ... -_-
Ouais, la connerie, ça a le même effet sur moi qu’un double expresso : ça m’empêche de dormir.
Cette petite histoire-préambule a eu le mérite de te faire comprendre l’idée que je t’amène progressivement, en douceur, pour que ça ne soit pas trop brutal pour toi, comme ça l’a été pour moi.
Si je suis en salle d’embarquement, c’est pour rentrer en France. Ben oui … DEJA … fais pas cette tête, c’est suffisamment dur pour moi.
Ah ça oui j’ai chialé là-bas putain ! Sans rien comprendre en plus … puisque j’étais sensée vivre mon rêve et qu’il était devenu réalité … Mais putain, pourquoi c’est un cauchemar alors ?
J’avais sous-estimé mon besoin d’être entourée et surtout sous-estimé ma légendaire loose.
Je vais essayer de te la faire courte (parce que ce sont les meilleures et que tu n’aimes pas quand j’écris des pavés, je sais, j’ai bien compris merciiiiiii) : J’arrive à l’auberge de jeunesse, ma carte passe pas – Okay, heureusement que j’ai du cash – Ya internet ? –non- Un salon ? –non- Une cuisine ? –non- Ya des toilettes rassures-moi quand même ? –Oui, ah ouf, tu m’as fait peur là.
L’expérience me montrera par la suite que ma carte de crédit ne marchera jamais dans ce putain de pays. A l’heure où je te parle, je viens de dépenser mon dernier dollar dans un paquet de chips. J’avais un poil faim vu que j’avais décidé de pas bouffer la veille parce que j’ai préféré venir à l’aéroport en navette, un peu plus chère que le métro mais c’est que j’ai un peu plus de mon poids en bagages aussi.
Voilà où j’en suis. Et bien sûr que j’ai appelé ma banque, bien sûr qu’elle a la situation en main et qu’elle a réglé le problème. La preuve.
Ah, autre chose aussi : si tu vis à Paris ou à Londres et qu’on te balance chaque année que c’est la ville la plus chère du monde niveau immobilier, j’en ai une bonne pour toi : à New York, c’est en moyenne 1000 $ par tête en COLOCATION, je répète en colocation. Qui dit mieux ?
L’alternative, c’est Harlem ou le Bronx, en gardant quand même en tête que tu es une jeune fille seule et que, si aux Etats-Unis les mineurs n’ont pas le droit d’acheter des cigarettes, ils peuvent acheter un gun. Donc ce sera Manhattan pour moi, merkiii.
Et à Manhattan, quand les apparts sont pas chers, c’est que soit il y a un mec gentil à l’intérieur –beaucoup trop gentil si tu vois ce que je veux dire-, soit une nana qui te demande de verser des thunes sur son compte, et ce avant d’avoir vu l’appart et d’avoir emménagé. En d’autres termes, ils te prennent pour un gros jambon, quoi.
Dans cette atmosphère hostile, je me suis sentie très seule tout d’un coup. Normal, je l’étais. Et mes amis à usage unique ne comblaient pas mon gros manque affectif. Un bon mal du pays quoi. J’aurais pu m’acharner un peu plus, bien sûr. Si je l’ai pas fait, c’est que j’ai tout de suite vu que j’y arriverai pas, et que si j’avais rien bouffé depuis que je suis arrivée (même mon Toblerone était resté intact dans mon sac, chépa si tu mesures l’ampleur du drame), si je n’arrivais pas à positiver, alors c’est que j’y arriverai jamais. Je le sais, j’me connais un peu plus que toi figure-toi.
Pfff, bah voilà. La suite de l’histoire, tu la connais. Je repars la queue entre les jambes. Le voyage de ma vie, tu parles. Une grosse baffe dans ma gueule, ouais. Quoi qu’il en soit, je vais pas chercher à me chercher des excuses, à trop intellectualiser ou à dramatiser le truc, si tu veux savoir. Pas ici, en tout cas parce que t'es pas là pour ça et que c'est pas le style de la maison. Pis même pour moi, ça me ferait trop de mal.
J’étais pas à la hauteur c’est tout. La Skyline, même si ses deux plus grandes tours existent plus, ben ça reste vachement haut quand même.
18 octobre 2007
Parce que c'est toi l'meilleur.

En attendant mes trépidantes aventures dans ze grande pomme, j’ai envie de te faire part d’un truc qui n’a rien à voir. Du New York, crois-moi, tu vas en bouffer pendant deux mois, sois pas si impatient, ça commence bientôt, c’est promis.
En attendant, donc, je ne résiste pas à la tentation de t’offrir un interlude sourire. Enfin que dis-je ? Une grosse marrade en barres à postillonner des petits bouts de sandwichs humides sur l’écran d’ordi pour ceux qui font la tournée des blogs pendant leur pause dèj. (parce que, bien entendu, tu es en pause dèj, là. Bien entendu.)
Parce c’est vrai qu’on a pas souvent l’occasion de rigoler sur ce blog. Pour le coup, là, ça envoie du lourd. Normal, c’est pas de moi. C’est de http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&tri=top
Tu le connais pas ? Viens, suis-moi, je te le présente :
Chuck Norris donne fréquemment du sang à la Croix-Rouge. Mais jamais le sien.
Chuck Norris ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
Les suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Chuck Norris se situe.
Quand Google ne trouve pas quelque choses, il demande à Chuck Norris.
Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.
Quand Chuck Norris utilise Windows, il ne plante pas.
Chuck Norris est capable de laisser un message avant le bip sonore.
Chuck Norris mange les emballages des carambars. On ne blague pas avec Chuck Norris.
Une larme de Chuck Norris peut guérir du cancer, malheureusement Chuck Norris ne pleure pas.
Chuck Norris peut écouter un CD complet de Diam'S.
Chuck Norris ne dort pas. Il attend.
Chuck Norris est en couleur sur les photos Noir et Blanc.
Chuck Norris enfant n'envoyait pas de lettres au Père Noël. Il envoyait des ultimatums.
Si ça a le goût du poulet, l'odeur du poulet et ça ressemble à du poulet, mais que Chuck Norris te dit que c'est du mouton, alors cherche pas, c'est du mouton.
Chuck Norris peut monter en bas.
Chuck Norris peut casser trois pattes à un canard.
Les aveugles peuvent voir Chuck Norris
Si Luke a pleuré quand Dark Vador lui a dit qu'il était son père, c'est parce qu'il esperait être le fils de Chuck Norris.
Si Chuck Norris n'existait pas, il s'inventerait.
Chuck Norris n'a pas besoin de boussole. C'est lui qui décide de l'endroit où il se trouve.
Quand vous dites "personne n'est parfait", Chuck Norris le prend comme une injure personnelle.
Quand Chuck Norris se présente à un entretien d'embauche, c'est Chuck Norris qui pose les questions.
"Chuck Norris était trop fort, j'ai dû me mettre à la politique..." (Arnold Schwarzenegger)
Chuck Norris a inventé l'écriture pour faire comprendre à un sourd qu'il allait lui péter la geule.
Avoues que ça valait la peine de toutes les lire. Et yen a encore plein d’autres chez mon pote http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&tri=top si tu n’en as pas eu assez. Mais tu seras gentil de t’éloigner un peu plus de l’écran d’ordi stoplé, parce qu’on commence à plus rien y voir entre les petits bouts de sandwichs humides.
Et ça donne même envie de créer sa propre phrase mettant en scène notre Walker Texas Ranger d’amuuuuuur. Pas toi ?
Ah.
Ben moi si.
Chuck Norris est tellement balaise qu’il sait déjà le truc hyper important que Milou va oublier de foutre dans sa valise.
Désolée, mais ça devient une obsession, là. C’est que je pars demain, hein.
15 octobre 2007
La fin d’une schizophrénie.

Les plus observateurs d’entre vous auront sans aucun doute observé une chose à l’ouverture de la page web qui s’appelle mon blog : C’est le bordel, dans la photo du dessus.
Ceci est en fait une représentation très fidèle de l’intérieur de mon cerveau depuis le mois de juin. Quatre mois de bordel, c’est un peu long, oui. Même pour une fille qui a nom de blog comme le mien.
Pour que vous y voyez un peu plus clair tout de même (et parce ma vie vous intéresse par-dessus tout), voici la retranscription d’un dialogue type entre les deux nanas qui se sont battues à l’intérieur de ma boîte crânienne pendant ces quatre mois.
Appelons-les « Pile » et « Face ». (oui, ben quoi ? T’avais une meilleure idée toi peut être ?)
***
- Face : C’est que moi, je le voudrais bien cet emploi. La vache regardes l’annonce : Poste de journaliste et présentatrice, dans une vraie chaîne de télé, CDI et carte de presse qui vont avec. Merde, c’est mon rêve, ça, nom d’un chien.
- Pile : Ah ouais ça te fait rêver ça ? Parce que moi, ce qui me fait rêver en ce moment ce serait plutôt un truc comme New York, Broadway, le jogging à Central Park, l’aventure, les rencontres, les visites, les découvertes… Rappelles-toi comme tu avais aimé tout ça à Londres. Là, c’est encore plus grand !!! C’est NEW YORK CITY QUOI !! Ca fait quand même un peu plus bander que le marché tu travailles, avoues-le.
- Face : D’abord, je te ferais remarquer que ni toi, ni moi, n’avons la capacité de bander car nous sommes des filles et ne possédons par conséquent pas de pénis. Mais passons. Parce que je crois que tu te rends pas bien compte. Ma passion, mon métier, quatre ans d’études, un an que je galère à forcer les portes de ce milieu pourri et là, pour la première fois, je tiens un vrai truc et je dois laisser passer ça ? Pourquoi ? Pour un pauvre caprice à deux balles ? Alors que New York sera toujours là, à m’attendre bien sagement (ou pas d’ailleurs, je m’en tamponne). Tandis que ce travail-là, lui, ne m’attendra pas.
- Pile : Et de un : New York t’attendra, New York t’attendra … c’est quand même un peu vite dit, hein. J’te signale que ya quand même déjà deux tours en moins, franchement, je parierais pas sur une ville éternelle si j’étais toi.
Et de deux : le caprice à deux balles, comptes pas dessus hein. Crois pas que tu vas t’en tirer comme ça. Ce serait plutôt un caprice à te faire péter ton compte en banque. Vu le temps et l’argent que tu as dépensé pour obtenir ne serait-ce que ton visa … Putain, mais ouais, réveilles-toi ho ! Ton visa, tu l’as déjà !!! Il est valide depuis le 20 septembre, dépêches-toi là ! Qu’est-ce tu fous encore là, d’ailleurs ?
- Face : Je fous encore là que j’ai avancé mon départ de Londres pour ce putain d’entretien qui a finalement été repoussé à fin septembre. Je fous encore là que je dois attendre la réponse avant de partir parce qu’on sait jamais, si c’est oui. Je fous encore là que je te dis que je le veux ce poste (t’as une banane dans l’oreille ou quoi ?) donc j’attendrai la réponse le temps qu’il faudra.
- Pile : Pfff et après quoi ? Tu attaqueras déjà ta petite vie bien tranquille ? Avec ton p’tit studio à Paris que tu paieras la peau des fesses mais t’auras quand même eu l’impression de faire l’affaire parce qu’il est trop bien placé et que ya même pas les chiottes sur le palier. Avec ton copain où « c’est sûr, c’est le bon cette fois », comme à chaque fois hein. Ton boulot atypique que tu kiffes tant et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ton rédac’ chef te fera bosser les nuits et les week ends, jusqu’à épuisement, et comptes pas sur les RTT, je t’apprends rien : ça marche pas comme ça là où tu bosses.
C’est ça que tu veux, tout de suite, là, maintenant ?
- Face : Pfff, tu racontes mal, t’as rien compris, c’est pour ça que ça fait pas envie. Je vois pas les choses comme ça moi. Et puis, un peu de stabilité, je cracherais pas dessus, là, tout de suite, maintenant …
- Pile : MOUHAHAHAHAHA . Putain j’ai failli m’étouffer, déconne pas. J’ai bien entendu « stabilité » ?? Comme dans le mot « stable », comme dans « quelqu’un de stable » ? Et tu comptes faire croire ça à qui franchement ?
Arrêtes-moi tout de suite les conneries, ça te ressemble tellement pas un discours comme ça. T’as 23 ans. T’inquiètes pas, la stabilité, elle a le temps de venir mais laisse-là doucement entrer dans ta vie. Là, ce serait trop tôt, ce serait trop triste, ce serait pas toi. Ton boulot, tu l’auras un jour mais sois pas pressée, profite d’être à l’exact moment de ta vie où tu peux faire exactement ce que tu veux. Parce qu’après, il sera trop tard.
- Face : Mmmmmouais. Je passe vite fait sur la partie où je t’ai dit que être journaliste, c’était un rêve aussi et que je serai par conséquent un peu déçue si je n’ai pas le poste, parce que je pense que tu n’en à absolument rien à carrer. Mais en dehors de ce fait, donc, si je pars, Lui, ne m’attendra peut être pas. Ca te la coupe, ça hein ?
- Pile : Ah, ça, ben c’est l’jeu ma pov’ Lucette, ya pas non plus QUE des avantages à partir. Faut bien un pti inconvénient aussi. Parce que sinon, c’est pas drôle.
***
Fin de la conversation. Quatre mois que c’était comme ça. Et là, ça y est, c’est fini. Enfin un peu de calme. « Face » est partie, par la force des choses, par le poste qu’elle n’a finalement pas eu. [J’en profite pour placer un coup de gueule qui traîne depuis un moment et qui va faire du bien par là où il va sortir : Putain mais bande de cons, est-ce que ça valait la peine de faire poireauter de pauvres jeunes pendant quatre mois, de vous la péter et de nous foutre la pression avec votre pseudo « casting » de présentation à la mords-moi-l’nœud (est-ce que tu sais ce que représente un entretien d’embauche + présenter un JT devant une caméra,sur l’échelle du stress ??) Tout ça pour ne retenir personne au final ??? Mais tu t’es pris pour TF1 ou quoi ? Mais tu t’es pris pour QUI exactement d’ailleurs ? Ahhhh ouaaaa ça va mieux, c’est bien ce que je disais ]
Et donc « Pile », ni une ni deux, a pris le dessus avec tout l’enthousiasme dont on la sait capable. Pour ne plus perdre de temps. Donc, en gros, c’est-à-dire, que putain, ça va méchamment défourailler sa race. Oui, « Pile » est un poil vulgaire aussi des fois. Surtout quand elle déborde d’excitation.
Hey ? Les gens ? J’ai un truc à vous dire …
JE PARS A NEW YORK !!!!!!!!!!!
Pour de vrai même. Vendredi même.
T’y crois toi ? Ouais ? Parce que moi pas encore.
Mais là, faut que je te laisse, j’ai une valise de moins de 23 kilos à préparer et un truc que je vais oublier à pas oublier.
07 octobre 2007
Mon Book in your Face.
Bon, je m'attends à me
faire jeter des pierres parce que j'ai ENCORE écris un post trop long. Mais tu
veux que je te dises ? Ben vas te faire foutre, oui, vas te faire foutre. J'ai
des choses importantes à dire, et au nom de la liberté d'expression, non, je ne
me tairai pas, non, je ne me plierai pas à l'autorité, non je ne réduirai pas
mon propos. C'est la luuuteeuhhhh !
Aheum. Bon. Allez. On y va?
Toi, jeune con d'ici et
d'ailleurs de plus en plus accro à internet, tu avais déjà :
- Ton msn, démon
msn, qui te tient la jambe et te la lâche plus à partir du moment où tu te
connectes. Et puis t'aimes bien inventer ta p'tite phrase d'humeur à côté de
ton pseudo et mettre à jour ton avatar, tout en collectionnant les smileys qui
pètent leur mère et en wizzant celui qui est "absent" mais qui, en
réalité, tu le sais bien, n'est jamais très loin de son écran.
- Ton blog, que t'as ouvert – pourquoi déjà? - et maintenant, te voilà en plein dans la blog attitude, à checker tes com', tes stats et tes mots clé google, sans oublier tes visites quotidiennes de la liste de tes blogs préférés qui s'allonge chaque jour un peu plus.
Et ça va hein, fais pas
genre t'as pas concerné, j'ai vu toutes fenêtres ouvertes alors que t'as ce
putain de rapport à finir. DONC, histoire d'augmenter le temps que tu passes
derrière ton ordinateur, à checker toutes sortes de trucs alors que –c'est bien
ce que je disais- t'as très souvent beaucoup mieux à foutre :
Je te présente mon nouvel
ami : Face Book.
En un mot, je te le dis
tout de suite, face Book, ne sert à RIEN. Un pti peu comme myspace, si tu veux,
mais en mieux. Désolée donc pour l'amie Drenka qui vient à peine de se créer
son myspace, tout ça pour être en vogue dans le milieu intellectuel de gauche.
Va falloir que tu te crées AUSSI un face book, tu vas voir pourquoi dans pas
longtemps.
Première chose à faire
quand tu te crée un profil Face book, tu pars vite-vite à la recherche d'amis,
vite-vite j'te dis. Parce que c'est trop la honte d'avoir moins de cinquante
amis sur Face Book. Tu fouilles de fond en comble tous tes contacts mails pour
leur demander, tu te mets une jolie photo pour qu'on te demande et tu tapes des
mots clé pour chercher des gens que tu connais qui pourrait éventuellement être
inscrits eux aussi. Déconne pas, tu peux retrouver ton copain de fac avec ça,
tu sais, celui avec lequel t'avais conduit bourré sans les mains. Avec un peu
de bonne volonté, je suis sûre que tu peux aussi dénicher le beau-fils de ta
voisine et le chat du boulanger qu'il y avait dans ta rue quand t'avais 5 ans. Et
même, peut être que Herbert Léonard, ton idole de toujours, est lui aussi inscrit
sur Face Book.
La deuxième chose
importante sur face Book, c'est le "wall". Ah oui, parce que j'avais
complètement oublié de te dire mais Face Book, c'est tout en anglais. Ah bah
j'y peux rien moi Madame, c'est que c'est vachement la mode, de parler anglais,
me demande pas pourquoi par contre, j'en sais fichtrement rien. Et puis,
d'ailleurs, on dit plus "être à la mode", c'est dépassé comme
expression. Maintenant, on dit "être in", t'à qu'à voir jusqu'où vas
le truc.
Bon mais sinon, où j'en
étais du coup moi? Ah oui, le "wall". Alors, le wall, c'est ton
espace, où les gens peuvent venir et écrire des trucs. Logiquement, tout
contact avec une personne lambda commence par "ben alors ?? Qu'est-ce tu
deviens toi??". Ensuite, les rapports entrent plus dans la profondeur,
genre "je suis à la recherche d'un appart" "et moi je fais ça ce
soir, tu veux venir?". Tu peux aussi télécharger le "superwall"
où tu as la possibilité d'envoyer vidéos, photos et dessins de ta production. Tu
peux aussi envoyer des petits cadeaux qui font toujours plaisir comme un
pingouin ou un chapeau mexicain, tu peux hug, cuddle, poke, give a beer to,
slap, kick, lick, punch à volonté, une fois que tu as compris la signification
de chacun de ces mots. Les possibilités sont infinies, on arrête pas le
progrès.
Ensuite, tout l'art du
Facebookeur consiste à personnaliser son espace. Et ce grâce à des milliers de
petites applications qu'on choisit selon le degré d'inutilité qui nous plaît le
plus. Faire grandir un cactus, devenir un vampire, jouer au poker, avoir son
horoscope … Grâce à ça Mesdames Messieurs, je suis encore tout émue de vous
annoncer que l'application "how
sexy is your name?" m'a révélé que mon nom était "too too sexy".
Grâce à une autre de ses applications, j'ai pu adopter mon troisième lapin,
dénommé Malcolm, que je peux habiller avec des moufles et un chapeau haut de
forme, et que je peux faire combattre avec tantôt une sauterelle, tantôt un
scorpion. Et ça, tu vois, ça me fait VRAIMENT marrer.
Mais ce que je préfère dans
Face Book, ce n'est pas ça. Ce que je préfère, ce sont les groupes. Est-ce que
tu sais ce que ça représente de se rendre compte que, alors que je pensais être
la seule, l'unique, rejetée, incomprise, paria de la société, je suis
maintenant membre du groupe "j'enlève les ptits cornichons dans mon big
mac" et également membre du non moins éminent groupe "I flip my
pillow over so I can feel the cold side when i'm sleeping", 162 246
membres. Savoir que je ne suis plus seule, ça n'a pas de prix. LA RECONNAISSANCE. Au
même titre que la jouissance de pouvoir rejoindre les 5 080 membres de
"j'ai un humour de merde et j'assume". Pouvoir, dans ce cadre précis,
tenir des conversations entières sur les expressions pourries des films. Ou
alors, dans le cadre du groupe "alcohol improves my foreign
language", avoir la possibilité inédite de débattre sur un thème
nécessaire au retour de la croissance économique, soit : "Quelles sont vos
expressions typiques, vous, quand vous êtes bourré?"
Encore plus loin, toujours
plus fort : s'engager dans le comité de lutte contre l'union du slim, de la
tektonik et de la coupe mulet. Quelle fierté je ressens de porter le combat et
la croix sur mes pourtant frêles petites épaules.
Et protester à sa manière
contre l'hégémonie de la langue anglaise parce que "Moi, je parle français
donc je suis légalement meilleur que vous." Histoire de peaufiner un peu
la réputation de prétentieux-chauvin-égocentrique-râleur-en-un-mot : CON, du
français à travers le monde.
Face Book, ou l'inutilité
jouissive. Qui vient me rejoindre?
03 octobre 2007
Les dessous d'une blogueuse.

Ah putain
comment je deviens trop balaise en titre !
Comment je t'ai
bien entourloupé en te faisant croire que t'allais voir mon soutien-gorge ah
ahhh.
Nan parce que tu
vas vite te rendre compte que tu vas jamais voir mon soutien-gorge, hein,
manquerait plus que ça tiens. C'est pas le mien, hein, sur la photo. Je t'accorde
que c'est assez ressemblant mais enfin voyons, j'aurais quand même pas osé …
T'y avais cru? Han j'arrive à faire croire des trucs faux aux gens, je devrais
penser à me recycler dans la pub. Ou dans la politique.
Mais sois pas
trop déçu, va, nous allons parler d'un truc hautement plus intéressant que mon
soutien-gorge. Je te propose de découvrir en exclusivité la vie palpitante des
blogueurs. Parce que je suis sûre que tu te demandes comment on fait, nous les
blogueurs, pour pondre un article si pertinent, emprunt d'humour et de spiritualité,
toujours intelligent et souvent étonnant, le tout savamment dosé dans un
équilibre parfait enfin bref, quel talent. Ouais ouais ouais. Et ce chaque jour
que Dieu fait. Ou chaque semaine. Bon, okay, des fois chaque mois, c'est vrai.
Mais on n'est pas des bêtes non plus.
Donc bienvenue,
cher lecteur privilégié, dans les coulisses des blogs. Enfin de MON blog. Loin
de moi l'idée de faire de mon cas une généralité mais tu comprendras bien que
c'est plus pratique comme ça, vu qu'on est déjà dessus et que t'es même déjà
entrain de le lire, en fait.
Bref, alors,
d'où vient toute cette inspiration à la limite du surnaturel?
Je blogue donc
je suis.
La première
source d'inspiration du blogueur est sa vie. Son passé, son présent, son futur.
Tu t'en serais pas douté, je parie. Je t'avais bien dis qu'il y aurait du scoop
dans cet article. Plus ou moins intime selon les formules, le blogueur aime
bien se raconter. Ainsi, il te fait régulièrement part de tous les trucs de fou
qui lui arrive et qui vont changer sa vie il en est certain. Comme l'autre jour
où il a cassé son miroir. Ou alors il te livre ses états d'âme, ses complaintes
et ses réflexions sur son "moi" intérieur, sur l'amour, la paix, la
guerre et la faim dans le monde. "Qui suis-je, où-vais-je dans ce monde de
merde?"
Cf les rubriques
"j'gamberge",
"j'me plains",
"j'raconte ma vie",
"j'me souviens".
La blog
attitude.
Un vrai
blogueur, un pur, un authentique, un ancien quoi, garde toujours son blog en
tête. Il pense blog, vit blog et mange blog parfois, oui, oui. Et le reste
aussi. Il utilise son quotidien et se joue de son environnement. Ainsi, quand
il apprend/remarque/écoute/assiste à quelque chose de débile ou étonnant, la
première chose qu'il a envie de faire, c'est de te le dire. De te faire
partager son avis, ses émotions, ses réactions et, la plupart du temps il faut
bien l'admettre : ses critiques. Car le blogueur, comme il a le droit à priori
de tout dire dans son blog, ben il se gêne rarement pour se la ramener sur un
sujet qu'il maîtrise plus ou moins mais il trouve quand même que c'est de la
merde.
Cf la rubrique
"j'me la ramène".
Le blog dans le
blog.
Parfois, les
temps sont durs pour un blogueur : il ne se passe rien de particulier dans sa
vie et son environnement ne lui offre aucun sujet "bloguable" qui lui
convient. Ou alors il il n'a tout simplement pas envie de te le raconter, pour
une fois. Même pas peur. Car le blogueur a plus d'une corde à son arc, si tu crois
que c'est comme ça qu'il va être en manque d'inspiration. C'est en général dans
ces moments-là, que PAF, le blogueur te pond, ni vu ni connu j't'embrouille, un
article qui parle de son blog. Et ne le sous-estime pas à ce petit jeu-là : il
serait même capable de te coller deux pages sur les coulisses des blogs. Une
honte, Madame, oui, une honte.
Cf la rubrique
"j'blogue".
L'écriture
automatique.
Un autre
principe de base est que le blogueur a toujours envie d'écrire. Même quand il
n'a rien à dire. Et pourquoi pas? Yen a bien qui parle pour ne rien dire… Dans
ces cas-là, le blogueur se pose devant son ordi et laisse aller ses doigts sur le clavier là où leur semble bon. Ca
donne souvent un truc qui n'a ni queue ni tête. Une sorte d'OVNI blogosphérien.
Ici, tu peux en
voir de beaux specimens dans à peu près chacune des rubriques.
Les trois
parades au manque d'inspiration.
Malgré toutes
ses techniques et astuces, le blogueur, parfois, ben oui ça lui arrive, n'a pas
d'inspiration. Toujours même pas peur car il dispose pour ceci de trois tours
de passe-passe efficaces.
-La rubrique
pratique. Parce qu'un blog digne de ce nom n'est pas un bazar. Tout doit être
bien ordonné, bien classé : rubriquifié. Une rubrique, c'est un concept dont il
a eu l'idée un jour. Cette idée ayant l'avantage de pouvoir être recyclée, il
s'en sert pendant les périodes de sécheresse.
Cf ma rubrique
"Si j'étais."
-Le lien. Une
vidéo U-tube, une photo qu'il a prise, une chanson, une citation sur laquelle
il te laisse gamberger, un site qu'il faut absolument que t'ailles voir.
Prenant le prétexte de l'interactivité nécessaire à l'heure du web
2.0-on-sait-toujours-pas-exactement-ce-que-c'est-ce-machin-au-fait, il te
refourgue sans aucun scrupule une came qui n'est même pas de lui. Franchement,
là, tu pourrais hurler au foutage de gueule et demander un remboursement , mais
comme tu payes pas, ben tu fermes ta gueule, nanmého, faut pas exagéré non
plus.
Tu ne trouveras
pas de ça chez moi. Ou alors très très rarement. Parce que je te respecte. Et
parce que … euh … chui pas très à l'aise avec le web 2.0 machin trucmuche là.
Enfin, bref, je sais pas faire quoi.
-Les questionnaires.
Un des grands rituels chez les blogueurs, c'est de se faire tourner des
questionnaires de type "les cinq choses que vous ignorez encore sur
moi". Et le truc au top de la mode, c'est de faire semblant de détester
ça. "han, putain, merde, la plaie, on m'a encore refilé un questionnaire !
Marre de ces trucs de gamins qui polluent la blogosphère ! Merci Bernard ! Bon
ben voilà, j'ai pas le choix, hein, je fais le questionnaire." J'espère,
cher lecteur, que tu n'es pas naïf au point de croire à ce genre de tirades
type. Le blogueur a le choix, hein. De faire ou de pas faire un questionnaire.
Sa vizqe n'en dépend pas, ni celle de ses proches d'ailleurs. Les blogueurs sont
certes un peu tarés mais pas à ce point non plus. Encore jamais vu de prise
d'otage qui dégénère en tous cas. Et le fameux questionnaire reste toujours le
bon plan quand on n'a vraiment rien à raconter. Ya plus qu'à remplir des cases,
la moitié du boulot est déjà fait, tu comprends.
Tu ne trouveras
pas de ça chez moi. Parce que je te res… bon, je vais pas te la faire une
deuxième fois, tu vas vraiment finir par croire que je te prends pour un jambon
: yen a quelques un dans ma rubrique "J'teste".
Et je ne ferai
pas de conclusion à ce post. Parce qu'un blogueur aime bien casser les règles
et codes de l'écriture. Ouais, le blogueur, c'est un rebelle.