30 décembre 2006
Oh wii !!

Lointaines réminiscences des lendemains des cours d’EPS au lycée : j’ai des courbatures.
Ah oui mais c’est que j’ai fait du sport hier aussi. Deux combats de boxe acharnés, un parcours de golf éreintant, une partie de bowling, un match de baseball épuisant et quelques sets de tennis. Rien que ça !! Et j’ai aussi appris à dégainer une épée et à me transformer en loup.
Bon. Vous commencez à me connaître maintenant. Et vous savez donc que mon secret pour mener une vie saine et avoir un corps svelte et parfaitement entretenu, c’est le sport. Oui. JAMAIS de sport. Donc c’est pour ça, ça sert à rien que j’entretienne les sous-entendus plus longtemps. De toutes façons, vous m’aviez déjà vu venir depuis un bon moment : j’ai testé la Wii ! THE Wii, devrais-je dire. Celle qui, ces derniers temps (et surtout Noël approchant) faisait l’objet des pseudos de bien la moitié de mes contacts msn de sexe masculin. Ce qui m’a permis de mesurer tout doucement l’ampleur du phénomène de cette console d’une nouvelle ère, des fois que j’avais pas encore bien compris avec les annonces de ruptures de stock avant même le jour de sa sortie. (En passant, je remarque qu’ils nous font le coup de la rupture de stock à chaque nouvelle console. Vous avez pas l’impression qu’ils se foutent un peu de votre gueule là, les gars ? Enfin, moi, je dis ça …)
Et moi, dans tout ça, je dois bien avouer que j’en avais bien un peu rien à foutre. Ca m’en touchait une sans faire bouger l’autre, comme dirait Madame. Car il faut savoir qu’au niveau de l’évolution de la technologie des consoles de jeux, je me suis arrêtée à la Super Nintendo. Les petits Yoshis, les champignons qu’il fallait absolument chopper et les tortues où on devait leur niquer leur djeule, le tout en deux dimensions, je gérais total. Mais dès l’arrivée de la 3D et du joystick, moi et mon sens de l’orientation proche du néant ne sachant plus où donner de la tête dans ces décors hyper-élaborés qui nous donnaient le tournis, nous restions désespérément bloquées au niveau 1. Dans ces conditions, le jeu vidéo devient vite inintéressant. Pfouf, rideau ! Je suis passée en mode mauvaise foi « j’aime pas les jeux vidéos, c’est rien que pour les gros nullosses asociaux ».
Mais avec la Wii, j’ai bien senti qu’il se passait quelque chose de différent. Voilà une console qui donne enfin l’opportunité à tous ceux qui tournaient la manette à gauche ou à droite en fonction du virage dans les jeux de courses de donner un sens à leur geste. Là, c’est vrai qu’on a toujours l’air con à asticoter des bras ou toute autre chorégraphie au-delà du réel devant un écran de télé mais au moins ça sert à avancer dans le jeu. Tripant. Quelques petits conseils, cependant, pour apprécier pleinement le test d’une partie de Wii :
- Si tu es comme moi et que le sport ne fait plus partie de ta vie depuis l’épreuve du bac de terminale, tu vas devoir te remuer sévèrement les fesses. Une à deux semaines avant le Jour J, tu te fais un petit programme de remise en forme pour pas avoir trop l’air d’une fiotte devant les potes en te froissant un muscle au premier coup de poing que tu flanques.
- Au niveau de l’espace de jeu, ne crois pas non plus que tu vas t’en tirer avec deux trois canap’ bien confortables comme au bon vieux temps. Non, tu installes ta télé en t’assurant qu’il n’y ait rien qui traîne dans un rayon de 10 mètre au moins. Le service en cristal de ta mère, tu vires. Tes verres de whisky coca qui traînent par terre aussi. La lampe un peu trop basse ou le coin du meuble qui risque d’altérer la souplesse de tes mouvements, même topo. Tu réorganises tout ça.
- Si tu es une fille, tu ranges boucles d’oreille, bracelets et surtout collier à rallonge qui risquerait de s’accrocher aux fils de ta manette dans le feu de l’action (devine qui l’a testé pour toi ?)
- Si tu joues pour la première fois, je te préviens qu’il va falloir te créer ton personnage : coupe des cheveux, taille du nez, expression des sourcils et couleurs du string. Prévois alors de venir une bonne heure à l’avance car, je te préviens, ce truc-là va beaucoup t’amuser. Seulement, tes potes risquent peut être un brin de s’impatienter.
Ces quelques précautions prises, tu vas pouvoir voir par toi même à quel point on ne t’avait pas menti et que cette console est effectivement « d’la bombe de balle supersonic hyper-précise et tellement plus drôle que ces ringards de jeux de plateforme ». Malgré tout, ne te reposes pas sur tes lauriers une fois ton test effectué. Car le travail n’est pas terminé. En effet, tu auras pu constater qu’une partie de Wii n’a rien de reposant et que, sous les feux de la rampe, tu t’es laissé allé à quelques gestes incontrôlés et spectaculaires dont tu ne te savais même pas capable. Là-dessus, mon dernier conseil sera une série d’exercices d’assouplissements et de streching. Tu vas peut être avoir l’air un peu ridicule mais maintenant que tu viens de prendre ta manette de jeu tantôt pour une raquette, tantôt pour un club de golf, tu n’es franchement plus à ça près. De plus, ceci t’évitera d’avoir, comme moi à l’instant où je t’écris, l’impression que trois camions t’ont roulé dessus la veille.
26 décembre 2006
Joyeux Ebay.

Vous inquiétez pas : je vais vous le pondre, mon article sur Noël ! Ayé, il est là, tenez :
Noël, Noël, NOEL !!! Un an qu’on l’attend celui-là. Trois mois qu’on réfléchit au casse tête de quand on se réunit parce que non vous comprenez, le 24 c’est chez ma belle famille et le 25 j’ai piscine. Un mois que les rues se sont mises à ses couleurs, 24 jours qu’on a attaqué le calendrier de l’avent fourré aux jeux à gratter (et qu’on a rien gagné … dans aucune des 24 cases. Si, si, c’est possible …), trois semaines qu’on pense à ce qu’on veut ce qu’on va offrir. Deux semaines qu’on réfléchit au menu et au plan de table, 48h qu’on installe et qu’on fait cuire la dinde. Et moi, pourtant, là-dedans, je suis aux anges, j’adore tout ça, cette ambiance joviale où chacun décide d’un coup d’aimer son prochain, j’aime sentir ce truc énorme qui monte tout doucement.
Et Pfiouf ! Ca y est ! Déjà parti ! Envolé, le Noël ! Rideau, on plie tout et à l’année prochaine. Ben tiens, il se fait pas chier déjà lui, à nous planter là sans qu’on l’ai vu passer.
Et yen a qui perdent pas de temps pour faire dégager la magie que Noël implique, hein. Brutale redescente dans l’horreur matérialiste de ce bas-monde : 30% des cadeaux reçus à Noël sont rendus, échangés ou … vendus !!! Rendez-vous compte du chemin que nous avons parcouru pour en arriver là.
Début du siècle aux années soixante : Les gens, quand ils ne sont pas entrain de s’entre-tuer aux quatre coins de la planète, n’ont pas de fric pour se faire des cadeaux. Mais ils se réunissent quand même pour souhaiter un bon anniversaire à Jésus, à l’image de la famille de Marcel Pagnol, qui est très content quand il reçoit son orange au fin fond de la Guarrigue.
Années soixante : consommation de masse. On s’achète le frigo et la DS, les cadeaux reviennent sous le sapin. On joue avec, on les garde, on est content. Et il ne vient à aucun esprit de ne pas être satisfait. « A cheval donné, on ne regarde pas les dents ».
Dans le même temps, Coca-Cola peaufine son concept de généreux Père-Noël.
Années quatre-vingt : Les enfants, veulent, exigent, commandent tout un tas de trucs plus ou moins utiles vu qu’il ont déjà tout et répertorient le total dans une liste, rayant au passage la potentielle mauvaise surprise du cadeau spontané mais pourri. Pierre commence à tailler le gilet que Thérèse lui a tricoté amoureusement. Là, on sent déjà bien qu’il a envie de l’échanger contre des bons d’achat à la Fnac mais il ne le fait pas encore. Il s’en servira finalement pour sortir les poubelles.
Années quatre-vingt dix : Ludo n’est pas content. Il avait commandé une Super Nintendo-qui-coûte-la-peau-du-cul avec Zelda à l’intérieur. Il a eu la Super Nintendo-qui-coûte-la-peau-du-cul. Mais avec Mario Kart. Le bad trip. Ludo est super vénère et menace de tout faire péter dans la baraque s’il n’a pas dans les jours qui viennent le jeu qu’il avait exigé. Maman, éprise de panique et de culpabilité, va lui échanger son jeu (tout en pensant que c’est bien une saleté de gosse pourri gâté qu’elle a là.)
2006 : Marine n’avait pas fait de liste parce que « la flemme de réfléchir à ça, autre chose à penser et puis putain, blasée, j’ai déjà tout et Noël, c’est tellement commercial maintenant, je rentre pas dans ce délire là, moi. Tu n’as qu’à m’acheter ce que tu veux Mamie ». Mamie s’est fendue pour trouver un cadeau approprié à sa petite fille qu’elle ne connaît pas tant que ça finalement et puis, s’est décidée pour un sac Gucci. Marine n’a pas aimé le petit nœud dessiné sur le côté du sac. Marine a déjà trois sacs Gucci. Marine l’a illico mis en vente sur Ebay parce que son budget menaçait de ne plus suivre le rythme de ses soirées branchées et qu’elle est un peu dans la dèche en ce moment.
Je veux bien qu’on croit plus au Père-Noël et que certains n’aiment pas cette période de l’année ou s’en fichent complètement. Je veux bien qu’il faut vivre avec son temps et qu’internet, c’est super rapide et pratique (une blogueuse ne vous dirait quand même pas le contraire !) Je veux bien que des fois, pour être sûr que personne ne va tomber à côté, on préfère aller s’acheter soi-même son propre cadeau, soit avec le chèque qu’on a reçu, soit en faisant une avance sur paiement et en jouant le petit numéro de comédie intitulé « oh, surprise, je m’y attendais pas ! »
Mais quand même : on a pas l’air un peu cons là, non ?
21 décembre 2006
Crossover de Noël.
Depuis un moment, y a quand même un problème avec ces saloperies de rennes. Déjà l'an dernier, y'avait eu un coup de moins bien et le père du petit qu'avait topé le chauffe-plat n'était pas 100% satisfait comme on dirait. Et j'avais failli 100% dérouiller à cause de cette merde, car bon, faire les paquets cadeaux et conduire un attelage, il reste pas énormément de temps pour les cours de self-defense. Y'en a quelques-uns qui avaient bien soupçonnés que les rennes pourraient être au centre d'un complot machin international, mais il faut bien se dire qu'ils sont quand même trop débiles pour déjà faire un plan de l'étable où ils crêchent, alors on ne parle pas d'un plan de complotage mondialement réputé. Alors moi, Jean-Brice, plus connu sous le nom de Père Noël, j'ai bien regardé ce qu'il fallait faire. Et après avoir longuement regardé les docufictions de Steven Seagall sur la guerre avec mon ami écossais Jack Daniels, j'ai mis le doigt sur la solution, j'ai identifié le problème comme ils disent à la télé : un bon coup de pied dans le fion de ces espèces de tafioles des bois.
Coupe de pied dans le fion aussi bien physique que psychologique. Parce que primo ces bêtes là ont un arrière train assez large et donc même avec des rangers à l'ancienne, on finit avec le pied en sang avant que le renne ait poussé un petit gémissement de douleur. Donc je les ai foutu à l'entraînement à la dure, comme çà on va être nickel pour le 24 décembre au soir. En exclusivité pour le Bazar de Milou, je vous révèle mes petits secrets d'entraînement, que j'ai compilé sur une vidéo que je compte revendre à Steven, il aura qu'à mettre un avion gentils et des méchants ... méchants pour en faire un sacré bon film dont il a le secret.
Séance d'haltères : c'est pour qu'ils aient de jolis mollets galbés et qu'on aille plus vite cette fois, parce que çà rame sec, l'an dernier avant Noël ils avaient tournés au McDo et Fanta tout l'automne, c'étaient de vrais locques après, genre ils se prenaient vraiment trop pour des américains.
Stretching / ski : oui parce que ces grosses larves, à chaque fois que je m'arrête pour aller poser mon petit cadeau dans une cheminée (à ce propos faut que j'arrête de manger du cassoulet avant de partir bosser), ils en profitent pour bouffer des pommes fermentées, ils finissent bourrés comme des otaries de mauvaise vie, et ils se cassent la gueule toutes les 5 minutes, pas le sens de l'équilibre ces pochtrons.
Tapis de course : pour l'endurance, on est à peine sortis d'Helsinki que ces messires sont déjà crevés, alors qu'il reste plein de petits chrétiens à aller combler de notre amour (pendant hivernal des camps scouts de cet été organisés par ce bon père Robert).
Le massage fessier : alors çà c'est rapport à tout à l'heure quand je vous disais que je me faisais mal à leur botter le cul, si çà s'attendrit un peu, ils vont peut-être souffrir un poil ces conos. Et aussi c'est juste avant de passer à la finlandaise ... hu hu hu ...
La Finlandaise : la je les ai bien feinté, en fait c'est Grück Matrak, le roi du porno moldave, et le petit cri du reine, c'est pas de plaisir, c'est de surprise, je vous jure, je l'ai choisi sur photos le gars Grück, j'ai cru qu'il avait une canne de marche. Mais non en fait. Ca c'est le côté coercitif de la chose, j'ai laissé sous-entendre que la participation de Grück était un one-shot (humour finlandais) si j'étais satisfait de leur prestation cette année.
Voilà avec tout çà, j'ai une belle bande de ouinneurs, je leur ai même filé des masques et des casques s'ils doivent tourner des prises supplémentaires avec Steven, ils auront déjà l'équipement et on passera pas pour des conos cette fois-ci. Ca va leur faire les sabots à cette bande de lopettes en peluche à poil mou là ...
Par FoM. La version des rennes par Milou.
16 décembre 2006
Réflexion sur l’amour.
En ce moment, autour de moi, c’est la session des cœurs brisés. Les histoires se répètent : les couples, même les plus solides, volent en éclat. Ya des périodes comme ça …
Moi, au milieu, j’observe, j’écoute, je constate, j’interprète, je conseille. Je suis là. J’ai mal pour eux, bien que, en fait, je ne comprenne pas tout.
Car il y a un paramètre qui vient tout le temps se fourrer là-dedans, un paramètre que je ne comprend pas car je suis maintenant à peu près sûre de ne l’avoir jamais ressenti moi, mais que personne ne comprend vraiment parce que sa principale caractéristique est justement de ne pas avoir de raison : l’Amour. Ce truc là, j’en ai bien l’impression, change toute la donne. Tout serait bien plus facile sans lui, imaginez :
Il t’a largué ? Pas grave, tu vas chialer un bon coup, l’oublier et retomber sur tes pattes.
Il t’a trompé ? Un pauvre con qui ne te mérite pas. Tu jettes.
Tu ne le supportes plus, il te rend malheureuse ? Pareil, tu largues. Là, ça paraît évident.
« Oui, mais voilà, je l’aime, je l’ai dans la peau, je ne peux pas vivre sans lui ». Ah ouais, bien sûr, j’aurais dû y penser plus tôt tu vas me dire.
C’est donc là que s’arrêtent les bons conseils de la Mère Milou car l’on sait tous qu’un conseil n’est bon que si l’on a la faculté de se mettre à la place de l’autre. Or, là, pour moi, ce n’est techniquement pas possible. Car, vois-tu, je ne sais pas ce qu’on ressent quand on est amoureux. Besoin ? Passion ? Habitude ? On peut confondre, paraît-il … A moins que ce ne soit un mix de tout ça, ce qui est plus probable. Mais je ne sais pas, je te dis, je ne sais pas, moi. Tout est beaucoup plus compliqué depuis que tu m’as dit que tu l’aimais.
Qu’est-ce qui me fait dire que je n’ai jamais ressenti l’Amour ? Et bien, parce que justement, pour moi, tout a toujours été très simple. Larguage, trompage, non suppportage, un mot de travers, une remarque déplacée et le sentiment que je prenais pour de l’amour ne résiste désespérément pas à tout ça. Bien sûr, quelques fois j’ai du chagrin, mais moins d’amour que de déception, je le sais bien. Sinon, je ne serai pas si facilement passée à autre chose, voire m’en foutre complètement (triste vérité), telle une méchante fille sans cœur.
Un cœur, bien sûr que j’en ai un. Il est juste fermé. A double tour. Traditionnelle clé, à laquelle s’ajoute un plus sophistiqué système de digicode et reconnaissance vocale et tactile. Clé que je ne sais foutre plus où j’ai bien pu la fourrer. Sans parler du système digicode dont, bien évidemment, je ne me rappelle plus. Ca fait tellement longtemps … Ne croyez pas les gens bordéliques quand ils vous disent qu’ils savent exactement là où les choses se trouvent. La plupart du temps, ils ne retrouvent rien dans leur immense bazar.
Fermé pourquoi ? Pour travaux peut être. A durée indéterminée car je n’arrive pas à avoir confiance aux plans des fondations. Pour le protéger, sans doute, car je le sais fragile, et je ne veux pas le laisser dans la rue car il risque de se prendre tous les trottoirs, ce con.
Ma boule magique estime qu’à ce train là, je trouverai l’amour en 2012. Ca m’a tout de suite fait penser à la campagne de Delanoë pour les JO de Paris. Le pauvre mec ne s’est même pas rendu compte que tout le monde se foutait royalement de son projet, vu que c’était tellement loin. C’est vrai, 2012, c’est loin. Beaucoup trop loin.
Et donc, voici peut être venu le temps de l’inauguration du bâtiment, le temps de lâcher mon cœur dans la rue voir comment il se débrouille et de le ramasser s’il tombe. Je vais aller chercher cette foutue clé, j’en ai envie. Quel que soit le temps que ça doit me prendre et le nombre de merdes que je vais dénicher des cartons oubliés : je vais trouver cette clé qui doit, bordel, bien être quelque part. Pour la combinaison du code et le système de reconnaissance par contre mon gars, moi je ne peux rien faire. Je veux bien ouvrir (ça, c’est déjà bien) mais ça ne veut pas dire non plus que je vais y laisser entrer n’importe qui. Ca c’est ton boulot. J’y peux rien. L’amour, c’est un travail en duo, il faut bien que tu en fasses un peu aussi. Chacun sa merde.
12 décembre 2006
Effet d'annonce.
Pinochet est mort.
Ah ben, avec Saddam qui va bientôt se faire pendre, manque plus que Kim Jong Ill décède et on aura déjà éliminé un petit paquet de connards dangereux de la planète. Mais ya encore du boulot. Une suggestion à l’intention des grands décideurs du monde : c’est quand même mieux de les juger AVANT qu’ils meurent, bande de fiottes.
La Miss France 2007 a failli être sourde et muette.
C’est à cause de Geneviève qui lui hurlait de se tenir droite et de serrer les fesses en maillot de bain une pièce ? Quelle harpie, cette Geneviève alors … Prête à tout pour sauver sa cause, hein. Bon mais rassurez-moi, la Miss en question, ça lui empêche pas d’entendre l’appel de toute la misère des enfants de la planète ? Elle veut toujours la paix dans le monde au moins ?
Cette année, le Téléthon a récolté 101 472 581 euros.
Bon. Même si ça aurait fait un peu chier les riches qui auraient certainement dû prendre des cours supplémentaires de fabrication de pancarte de grève, l’Euromillions aurait pu faire un effort et désigné le Téléthon grand vainqueur de sa supercagnotte. Ca aurait évité à Georges de se farcir le record de la plus grande pizza du monde à battre. Et ça nous aurait évité de nous taper Sophie Davant. Pendant 36 heures.
Selon une étude médicale, les préservatifs sont trop grands pour la plupart des indiens.
J’admire le mec qui a mené les expériences. Moi qui croyais que rechercher des gens qui mangent leurs cheveux pour les émissions de Jean-luc Delarue était le métier le plus stupide du monde. Il y a maintenant mesureur de pénis ! Sinon, depuis la publication de cette étude, les indiens jouent plus au foot. Trop peur des moqueries aux vestiaires.
Leonardo Di Caprio se lance dans un projet de téléréalité au concept écologique.
Tu tapes 1 pour sauver les pandas. 2 pour les tigres du Bengale. Et 3 pour les bibis phoques. Et tu commences par dire à ton Président de ratifier le protocole de Kyoto, ça fera quand même plus crédible.
Météo : avis de tempête sur Paris.
Non, faut se calmer. A Paris, pour se faire remarquer, ils déclenchent le plan catastrophe naturelle à chaque coup de vent et après, ils ferment le marché de Noël. J’y vais cet après-midi : ils ont plutôt pas intérêt à me refaire le coup.
Télévision : Ils ont repassés Entretien avec un vampire hier soir à la télé.
Après Saw 3 et la douche aux tripes de porc, voilà Tom Cruise et Brad Pitt les dents plein de sang. De deux choses l’une : soit j’arrête de prendre mon repas du soir en même temps, soit je prends un anti-vomitif avant de regarder ce genre de films.
Horoscope : lion : il est temps de prendre soin de vous, de votre apparence, de votre bien-être.
Mais ne te gêne surtout pas pour dire que je suis moche non plus.
Un nouveau né dans la blogosphère : kandiraton.
Courez-y !! Ca dépote comme dirait l’autre. Mais attention, ça dépote de chez grave du potage hein.
08 décembre 2006
THE interview BY Jean-pierre Pernaut.

Récemment, on m’a promis une sanction des plus horribles si je n’arrête pas immédiatement mes jeux de mots de merde invisibles : une interview « Jean-pierre Pernaut » d’un agriculteur qui collectionne les asticots séchés du bassin de la Creuse. Vous vous rendez bien compte que je ne peux décemment pas vivre le cœur léger avec cette sanction qui plane sur ma pauvre personne. C’est donc là que j’applique la fameuse technique du retournement de situation.
Avez-vous déjà vu un criminel purger sa peine avant de se faire gauler pour mieux prévenir que guérir ? Non ? Et bien accrochez-vous car vous êtes sur le point d’assister à un spectacle aussi courageux qu’inédit. Je m’apprête à présent à entrer dans le corps de Jean-pierre Pernaut. La mutation s’amorce. J’accède à son cerveau. Je tombe dans le côté obscur de la force. Je vois des ménagères de moins de cinquante ans et des marchés du village partout.
ToumDoumDoum. Générique
- Bonjour et bienvenue dans mon édition du treize heures, le journal télé où on se fout de votre gueule en vous faisant croire que VOUS êtes importants pour NOUS alors que VOUS restez des pauvres larves dans votre fauteuil et que NOUS sommes TF1. A propos de larve, aujourd’hui, nous recevons Michel. Michel, originaire du bassin de la creuse, agriculteur avec une particularité bien spécifique : fervent collectionneur d’asticot. Bonjour Michel.
- Bonjour Jean-pierre. C’est mon dernier mot
- Non, c’est un autre Jean-pierre, là.
- Ha.
- Alors ça Michel ! Collectionneur d’asticot séché ! Voilà une activité qui est pour le moins originale et intéressante ! Comment vous est venu cette passion ?
- Et bien, à vrai dire, c’est une histoire sentimentale. Tout petit, je n’avais pas d’ami. Même mes amis imaginaires ne voulaient pas de moi, même les chiens, même les tortues. Alors, j’ai pris un ver avec lequel je me suis lié d’amitié. Ce regard qu’il avait quand je lui parlais, jamais je ne pourrais l’oublier. Et puis, un jour, c’est la vie : il est mort. Mais j’ai voulu le garder en souvenir. Vous savez, comme ces gens qui empaillent leurs chats ou leurs canards. Il a séché et je l’ai trouvé encore plus beau : Jacob était devenu le premier asticot séché de ma collection
- Et depuis, vous êtes le plus grand collectionneur au monde !
- Oui, c’est normal. Je suis le seul. J’ai appris à m’organiser sans compter sur les échanges avec les autres asticots séchéophiles. Puisqu’il n’y en a pas.
- Passionnant ! Comment faites-vous ?
- Je les trie par date, par endroit où je les ai trouvé et dans quelles circonstances. Il y a ceux que je trouve dans les pommes, avec leur robe légèrement irisée. Ceux que je trouve dans ma baignoire, dans mon lit … Et puis évidemment, il y a toutes les espèces utilisées pour la pêche. Je suis au courant des dernières nouveautés. Certaines prennent de la valeur avec l’âge.
- Quelle est votre plus belle pièce ?
Je crois que c’est celui que j’ai trouvé dans ma salade lors d’un repas chez Loiseau. Aujourd’hui encore, je reste persuadé qu’il y ait pour quelque chose dans le perte de son étoile. Je l’ai encadré en hommage à ce grand restaurateur. Mais vous me direz, tout de même : quel étrange destin que celui de cet asticot !
- Votre collection d’une valeur inestimable doit attiser des convoitises et des envies. N’avez-vous jamais été confronté au problème d’insécurité par des jeunes des banlieues qui auraient essayé de vous voler votre bien et d’y mettre le feu ?
- Oh, vous savez, dans la creuse, il n’y a pas beaucoup d’insécurité …
- Si, si Michel. Il y en a. Il y en a partout. Faites un effort : rappelez-vous ...
Il y a bien eu une fois un cambriolage dans l’entrepôt où je stocke ma collection. Mais ils sont entrés et repartis sans rien. Sans doute qu’il avaient sous estimé la valeur.
Oui, oui. Personne n’en doute. Mais tout de même : ces jeunes de banlieue : tous les mêmes ! C’est sur ces paroles alarmantes que nous allons nous quitter Michel. Quand à vous, chères ménagères, je vous retrouve demain avec toujours plus d’infos inutiles axées sur l’insécurité. D’ici là, n’oubliez pas : votez Sarko !
ToumDoumDoum. Générique.
Gnn … Gnniaaaaa … rhaaa . Je quitte tout doucement le corps de Jean-pierre Pernaut. Expérience traumatisante. Ce fût laborieux mais voilà une épreuve de la vie qui est désormais derrière moi. Ne reste que le vilain souvenir qui, je le sais, s’effacera avec le temps.
Ayant purgé ma peine à l’avance, je suis en mesure de vous annoncer gaiement que les jeux de mots reprendront de plus belle dès le prochain post. Si toutefois je ne développe pas une sorte de blocage post-traumatique.
Et comme si cela ne suffisait pas, depuis aujourd’hui, j’officie aussi ici (si,si … si.)
06 décembre 2006
Au fil de l’eau.

Je suis entrain, sans le vouloir, de me faire une petite session à thème dans ma vie. Je viens de me rendre compte que, au hasard des coïncidences, de mes goûts et de mes couleurs, mes activités de ces deux derniers jours se rejoignaient toutes vers un même point : l’eau.
Et je vous vois venir de loin avec vos « ouais, mais l’eau, c’est nul. Moi aussi, dans ces cas là, je prends ma douche tous les matins, je me brosse les dents et j’utilise la cuvette des chiottes, l’eau du café, de la vaisselle, de la machine à laver et l’eau tout court. »
Oui mais non. Mon concept de sessions à thème non intentionnelles va chercher un peu plus loin. Sinon, je n’aurais quand même pas pris le temps de vous le raconter (quoique).
Donc pour revenir à l’authentique sujet du jour, je commence par aller hier soir voir Jeanne Cherhal en concert. Ma Jeanne Cherhal à moua. Qui vient de sortir ce tant attendu troisième album. Encore une fois le plaisir de la voir sur scène. Elle et sa légèreté, sa spontanéité. Ses paroles juste drôles comme j’aime, sur mesure. Jusque là, vous comprenez bien que je suis une fan inconditionnelle mais vous ne voyez pas très bien le rapport avec mon fil rouge. C’est donc ce moment précis que je choisis pour vous annoncer que le titre de ce fameux troisième album, c’est « l’eau ». Tadaaaam. Oui, c’est l’eau, c’est l’eau, c’est l’eau qui l’attire, c’est l’eau. Elle qui n’est pas solide, plutôt liquide, qui devient flaque en un clin d’œil et qui attend ses rondes larmes dans l’eau (paroles qui ressortent mieux avec le son). Plongée en immersion dans l’univers aquatique de Jeanne.
Et je continue ma croisière sur l’eau le lendemain puisque dans la série « Milou fait des trucs parfois insolites que personne ne comprend vraiment mais elle s’en fiche », j’ai mis le cap sur le Salon Nautique de Paris. Quand j’ai vu à la télé les yachts avec cabine de douche, home cinema et service a caviar avec petite cuillère en or à l’intérieur (grosso merdo : tout pour faire tout sauf naviguer), ainsi que la démonstration en avant première du K-Way révolutionnaire dont la capuche tourne en même temps que la tête, je me suis dit que ça devait valoir le coup. Surtout l’histoire du K-Way à vrai dire. Voilà quelque chose qui serait rentré dans mes moyens financiers. Et puis, franchement, le yacht-home cinéma peut toujours aller se rhabiller devant un K-Way présentant ce type de technologie avant-gardiste. Vous me croirez si vous voulez mais c’est que je l’ai même pas vu le bougre ! Ah ça, des bouées, des bateaux, des chaussures en plastique fluo anti-bobos sous les pieds, des cannes à pêches, j’en ai vu ! J’ai même vu des systèmes anti-retour de barre sur un voilier, et même un stand qui proposait des portes-clés en forme de cube avec notre visage gravé au laser en 3D à l’intérieur (faudra d’ailleurs un jour qu’ils m’expliquent ce qu’ils foutaient là…). Un autre monde, je vous le concède … mais un monde toujours sans le K-Way supersonic. Moi, je crois que ce que je vois de toutes façons, surtout pour quelque chose d’aussi incroyable qu’un K-Way à la capuche intelligente.
Et puisque je me sens si bien dans ma session sur le thème de l’eau (en l’occurrence, je m’y sens comme un poisson. Gni ! Gage !), pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Demain : piscine. Jeudi : dîner sur la Seine en bateau-mouche, vendredi : visite de l’aquarium. Samedi : cuite à l’eau de vie. Dimanche : concours de bulles dans le bain. Plus rien ne pourra m’arrêter. Chui une vraie dingue moi.
En plus, il pleut sur Paris, voilà qui colle parfaitement avec mon programme. Manque plus qu’un problème d’infiltration et je suis complètement raccord.
01 décembre 2006
Un très joyeux non-évènement !

Si vous suivez un peu l’actualité en ce moment, quelque chose, certainement, ne vous aura pas échappé. Un truc énorme et tellement rare qu’il ne peut pas passer inaperçu : il ne se passe rien. Nada. Pas de catastrophe terrifiante, pas de bonne grosse nouvelle : la balance a au moins le mérite d’être équilibrée mais les journaux doivent toujours nous fournir de l’information. Presse ou audiovisuel, ils ont un format à respecter et des pubs à vendre à l’intérieur duquel se trouve le néant absolu. On nous abreuve de faits divers sordides et de marronniers de Noël à qui mieux mieux et plus que de raison. Il manque aux journalistes la matière première de leur métier, l’essence même de l’information, j’ai nommé : l’évènement. Des bouquins entiers se sont écrits avec pour point central la définition archi-subjective de l’évènement et la dialectique évènement / media (lequel arrive en premier ?) mais je vais vous en faire grâce (et puis, j’ai la flemme, et puis, ce n’est pas ce dont je voulais parler en plus).
Ils ont bien essayé de créer un évènement autour de la candidature de Sarko que ce dernier a honteusement décidé de faire passer pour une surprise. La vache, Nico, on s’y attendait pas, tu nous prend en traître, là, t’es franchement pas sympa. Et puis, pense un peu aux cardiaques nom d’un chien !
Cependant, si on a de la chance et si on ouvre grands les yeux, il se peut qu’on tombe sur une sorte de perle dont on ignorait jusqu’à présent l’existence et qui va changer le cours de notre vie à jamais. Cette semaine, moi, ça a été la finale du championnat de France de repassage. Là-bas, on a pu voir des hommes (oui des hommes) s’entraîner pour être le plus rapide sur l’épreuve de la chemise et se faire recaler pour un faux pli. Le tout commenté par (et là, applaudissement s’il vous plaît) Nelson Montfort et Philippe Candeloro. Si, si … On creuse là...
Nan mais ils ont raison, attendez. Et je rejoins Gad Elmaleh là-dessus : de quel droit est-ce que Rolland Garros, la Coupe de le Ligue ou encore les J.O. auraient le monopole des compétitions qui ont la classe et qui passent à la télé? Une raquette de tennis ou un club de golf, c’est pas beaucoup plus sexy qu’un fer à repasser au départ. Et nos amis les férus de planches (donc là, comme je suis vachement fière de mon jeu de mots, je vais le dire une deuxième fois, vous allez voir) Nos amis les férus des planches, donc, ne sont pas les seuls protagonistes de cette révolte contre les sports d’en haut. A Trie-sur-Baïse, on organise un championnat du monde de cri du cochon. Il y a celui de l’épépinage de groseilles à la plume d’oie à Bar-le-Duc, les crachers de bigorneau de Moguériec ou encore l’Olympiade des touffes de poils dans un village d’Autriche. Il y a les concours de nouage de queues de cerise avec la langue aussi et le record d’ouverture de bières, 300 bouteilles en 1min47 (celle-ci était pour vous.) La lutte s’organise et sortira bientôt des bas-fonds, c’est écrit. Underground Powaaaa !!!
Etant de nature très sensible pour des causes ignorée, j’ai décidé d’apporter ma pierre à cet édifice en inventant moi aussi ma propre compétition méga-classe : le championnat du monde du yoyo en chute libre.
J’ai conscience que la route va être longue pour l’imposer en tant que sport et créer une fédération. Mais que voulez vous ? « Le vent n’est jamais favorable à celui qui va dans son sens ». Proverbe chinois (non, parce que c’est souvent des proverbes chinois quand même).
Bon, sans déconner, qui s’inscrit ?