27 octobre 2006
Et pis en attendant, ya les autres …
J’ai le regret de vous dire que je serai dans l’incapacité de me connecter ces 10 prochains jours. Je m’en vais sur la Bassin d’Arcachon passer l’examen du permis bateau. Et que comme je vais être vachement concentrée dessus, je me coupe un peu du monde de la téléphonie portable et d’internet pour ne pas être perturbé par des éléments extérieurs. Retour aux sources, juste l’océan et moua, en osmose totale…
Je déconne. En fait, là bas, j’aurais pas de connexion internet. C’est aussi simple que ça mais je trouvais ça tellement banal comme excuse …
Et vous dans tout ça, vous alliez me dire. Qu’allez-vous faire en attendant?
Et bien je vous propose deux activités :
La première, ce serait de compter le nombre de Twingos violettes que vous croisez dans la rue jusqu’à ce que je revienne.
Sinon, vous pouvez aussi faire un truc un peu plus intéressant c’est-à-dire aller à ma place faire la tournée de mes blogs préférés. En passant, ça me permet de leur faire un peu de promo parce que je suis toujours pas fichue de mettre cette colonne de lien d’amis là, à droite (vous pouvez vérifier : elle n’y est toujours pas).
Simply Sushie.
La coupine dans la vraie vie. Le blog dont le ramage se rapporte au plumage.
The Midnight Examiner.
Un blog dont le rédac’ chef complètement frappé et ne fait confiance à personne sauf à son gâteau chinois. L’avantage, c’est qu’il a l’imagination débordante. Hilarant (et c’est encore un euphémisme).
Le mec qui raconte tout mais en mieux. Parce qu’il dessine tout, mais en mieux aussi.
Blog Project
Le blog en commun où les trois font la paire, là où les bulles et les textes collent des crampes aux joues. A ne pas louper : les épisodes de « La Bible ou presque ».
Ranulphette.
Le blog à l’écriture acidulée qui se mêle de tout ce qui nous regarde. Points de vue et tranches de vies avec esprit et humour.
CaptainNavarre.
Le mec qui est parti larguer les amarres les cheveux aux vents. Bouge pas, j’arrive ! Il faut juste que je l’ai, ce permis !

Cyberbv.
Des bulles et du texte, ça faisait longtemps. C’est que j’aime le genre et le sien, j’adore !
Tout les préoccupations des filles qui la plupart du temps vous échappe à vous les mecs. A lire tout sexe confondu parce qu’elle a pas oublié non plus d’avoir le sens de l’humour.
Msiou’s blog.
Tranches de vie et vidéos, avec normalement un questionnaire à venir !
Expressions poulpiques.
Parce que le poulpe sait parler et a, comme tout le monde, besoin de s’exprimer. Et puisqu’il le fait bien, on le laisse faire et on se marre.
L’arpenteur.
Des trucs drôles et drôlement bien écrits.
Le journal de Cyrielle.
Encore des bulles et du texte. En plus poétique même s’il faut pas se fier aux apparences …
25 octobre 2006
C’est d’la bombe bébéééééééé !!!
J’avais oublié de vous dire (ou peut être que j’en avais honte finalement) mais à l’époque collège et lycée, je « kiffais le rap à mort ». Pour moi, seule musique intelligente révélant beaucoup plus que ceux que la plupart veulent en retenir. Aujourd’hui, ça m’a complètement passé : je trouve que beaucoup de rappeurs profitent d’un effet de mode pour dire de la merde et faire comme leur collègue ricains à qui, c’est évident, ils n’arriveront jamais à la cheville. 
Parmi les personnalités qui me fascinent, il y a et il y a toujours eu Joeystarr. Normalement, quand moi et mon physique de crevette disent ça, les mecs, mais surtout les filles me disent « Quoi ? Cette brute épaisse qui nique sa mère et qui frappe les singes et les hôtesses de l’air !! Tu veux rire ? » Nonon, je veux pas rire du tout non. Sans plus apprécier sa musique que ça, je trouve que c’est un des types les plus charismatiques de la sphère publique française. Et qui, au-delà de l’apparence agressive qu’il se donne, est quelqu’un qui, comme dirait mon père « a oublié d’être con ». Il serait même fortement intelligent que ça m’étonnerais pas.
Mais dans le genre (que l’on aime ou pas), NTM représente quand même quelque chose. Tout le monde a déjà eu des échos de chacun de leurs concerts « exceptionnels ». Quand ils se sont séparés, moi je me suis quand même dit « merde, tu connaîtras jamais ça ».
Et puis si, finalement. Lundi dernier, j’ai pu avoir un aperçu qui m’a déjà suffit. Invitée (silvouplé) au concert de Joeystarr à l’Olympia (silvouplé). Je n’y allais pas à reculons mais pas non plus avec l’excitation de mes 16 ans. J’y allais pour voir « ce que ça donnait ». Et ben, ça donne, c’est le moins qu’on puisse dire.
J’ai déjà été surprise par le profil hétéroclite de son public. Moi qui croyait voir tout le « neuf-trois » en déplacement, j’ai aussi vu des pères et mères de famille (avec leur famille), des jeunes qui venaient manifestement du 16è et j’ai même aperçu Francis Lalane. Dans ta gueule les préjugés !
Et puis Joeystarr entre. Des watts comme j’en ai rarement eu dans mes petites et fragiles oreilles. Et le sol de l’Olympia se met à trembler, on se croirait sur un pont de singe. Une bête de scène, un One-man show, un truc énorme à lui tout seul. Ce mec-là serait capable de faire dire « nique ta mère » à sa propre mère, prise dans l’ambiance car personne ne peut faire autrement, même avec toute la dose d’antirap qu’on peut avoir. Là, c’est autre chose, c’est du grand spectacle, « C d’la bombe bébéééééééé !!! »
Notre ami Nicolas Sarkozy (Sarko pour les intimes) s’en ai évidemment pris plein la gueule. Parce que ça reste quand même un concert de rap. « On va transformer ta racaille en électeurs […] et venir nettoyer l’Assemblée au karsher. »
Et il y a aussi eu le fameux « quart d’heure bédo » récupéré des années NTM. Et pfouf ! Nuage de fumée dans la salle. Ah bon ? Mais … euh … sur la porte il y a pourtant écrit qu’il est interdit de fumer…
Joeystarr aime son public. Et les public adhère. Ca se voit, ça se sent, ça s’entend. Mais il croyait quand même bon de nous demander tous les quart d’heure si « vous dormez ou quooiiii ?? » Ah oui, c’est vrai, mes tympans commencent peut être a s’habituer au son des cornes de brume. Il faut dire qu’on les entend à peine étant donné les basses qui les camouflent et qui bercent mes oreilles.
Et entre les « Hey ya du moooonde ? » , les « A base de popoppopop » et les « Aou aou aou aou » qui ont fait sa réputation, Joeystarr n’a pas oublié de dire à son public d’aller s’inscrire sur les listes et d’aller voter. Démago ? Pas tant, pas tant …
23 octobre 2006
Dis moi à qui tu ressembles, je te dirai … euh non rien en fait.
Dans la série « je fais des trucs complètement débiles et inutiles sur internet », il y a le : « Je vais essayer de savoir à quelle star je ressemble. On sait jamais, ça va peut être changer ma vie ». Rigolez pas : il faut bien tuer le temps quand on est insomniaque et qu’en plus, on ne travaille pas.
En surfant de vagues en vagues, je tombe sur un site internet qui me propose de me dire à quelles personnes connues je ressemble. Très sophistiqué le truc. Je leur refile une de mes photos et leur robot scanne la morphologie de mon visage. ‘Tain la technologie des années modernes … Voici donc, chers lecteurs, le résultat :

Donc c’est vrai que moi je pensais que quand ils disaient « star », ça voulait dire « un peu célèbre quand même ». Vous vous apercevrez que la plupart de ces jeunes filles sont inconnus au bataillon. Même en star, mon physique est inconnu. Le coup dur de la vie … Alors, c’est sûr, il y a la petite copine d’Harry Potter qui doit bien avoir… quoi ?14 ans ? et l’autre hypnotisée par la scientologie, là. Martine MacMachin et Emmy Rossum me disent vaguement quelque chose mais après je me tais parce que je risque de passer pour une inculte ou encore pire, pour une nana qui ne lit pas les magazines pipole. La honte.
L’autre chose qui ne vous aura pas échappé, c’est que toutes ces femmes sont superbes. Et donc, dans la suite logique des choses et si vous avez bien compris le principe du site internet en question, vous vous dîtes : « Wouawouhé, Milou, elle doit être un sacré canon quand même ! » Et en fait, ce ne serait … euh … pas tout à fait exact. Sans vous jouer le numéro de l’ado bourrée de complexes qui se trouve forcément grosse et moche, je n’ai absolument rien à voir avec ces tops models, même dans l’ombre et en utilisant mon profil trois-quart gauche. Et si vous vous dîtes que c’est encore de la fausse modestie de fille, regardez voir les autres résultats que j’ai eu :

Ah ça c’est sûr ! La ressemblance est frappante, nom d’un chien !! Il faudrait peut être que je pense à me raser ma barbe moi, mince. C’est que ça commence à se voir...non ? Je vais la jouer fair play et me dire que c’est eux qui sont efféminés et non moi qui, avec le visage de mec que je me trimballe, serait condamnée à ne sortir qu’avec des gays. Techniquement impossible.
Et pour casser encore un peu plus la crédibilité de ce site à la mords-moi le nœud, je mets au défi toute personne capable de me trouver un point commun entre Katie Holmes et Shaid Kapoor !
Et sinon, si comme moi vous n’avez rien d’autre à faire, voici l’adresse de ce merveilleux site, des fois que vous seriez pas encore complètement convaincu par son inutilité :
http://www.myheritage.com (et je veux les résultats !)
21 octobre 2006
30 cm de long ...

Je suis tombée l’autre jour sur une sorte d’OVNI publicitaire à la télé. Je vous reconstitue la scène.
Décor chaleureux, femme très sexy légèrement dévêtue papote avec sa meilleure amie au téléphone :
« Ca y est, je l’ai trouvé : 30 cm de long, 9 cm de large. Tu l’allume et c’est parti pour 4h30 !»
Le but du jeu est maintenant de savoir quel est le produit mystère dont Micheline vante ici les mérites.
C’est un peu comme ces bonnes vieilles blagues à Jojo le relou : « Qu’est-ce qui est long, dur et qui a des poil ? » Et là, en général, on voit tous très bien ce que Jojo est entrain de nous décrire. Mais pourtant, tout le monde répond « chépaaaaaa », ce qui laisse à Jojo le loisir de nous surprendre avec la magnifique chute de sa vanne : « Une brosse à dent ! » Mouaha.
Cette pub, c’est le même principe hein. On joue avec notre petit côté obsédé sexuel, pour vérifier qu’on a tous bel et bien l’esprit dans la culotte-le slip (rayer la mention inutile. Ou pas.)
A la fin du spot : on nous lance que le produit en question n’est pas un G** comme nous l’avions tous imaginé (bien qu’on se doute un peu que les entreprises de sex toys ne soient pas encore autorisées à faire de la publicité. Déconnez pas : on y viendra, c’est écrit).
Donc non, le produit est : « La bûche ramoneuse ».
Et là, on se dit que si, finalement, on a dû autoriser les entreprises de sex toys à faire de la pub. Merde mais dans quel monde on vit ? Et puis, ils leur donnent des noms graveleux maintenant, à leurs trucs. « La bûche ramoneuse » : on se croirait dans un numéro de drague au bal de Faye-la-triouleyre (vrai nom de village) dans cette fameuse soirée avec Jojo et tous ces potes motards tatoués et fans de tunning. ;o)
Mais nous avons encore tort de prendre ça dans le sens imagé du terme. Et puis, ce n’est pas la faute de Jojo après tout. « La bûche ramoneuse » est ici à prendre dans le pur sens littéral, c’est-à-dire : une bûche (morceau de bois) qui ramone (nettoie une cheminée). Oui, ça existe. Et ils en font même la pub à la télé.
J’imagine bien la gueule des pubards quand on leur a annoncé qu’ils devaient absolument faire quelque chose pour doper les ventes de bûches ramoneuses et rendre branchée cette merde aussi moche qu’inutile.
Rien à perdre. Et ils ont osé. Au final : c’est bon parce que c’est tellement mauvais ! Mais je sais pas si c’était calculé de leur part. On sait jamais avec les pubards …
De toutes façons, Micheline, je vais te confier un truc : j’ai pas de cheminée.
18 octobre 2006
Le 300 millionième pignouf.

Aujourd’hui, pire que les lapins : savez-vous que les américains se reproduisent à la vitesse d’une personne en plus toutes les 11 secondes ? Effrayant.
A cette allure, j’ai le regret l’honneur de vous annoncer que depuis hier il y a 300 millions d’américains sur le territoire des Etats-Unis.
La plupart des gens à peu près sensés diront que ça leur fait une sacrée belle jambe et pourtant, les States nous en font tout un grabuge. Vraiment, ça leur cause du souci, hein. C’est vrai, c’est pas comme si ce taré de Kim Jong Hill nous menaçait avec son joujou de bombe nucléaire, ni comme si le président israélien violait impunément tout ce qui s’appelle secrétaire. Nonon, pour l’instant, les ricains, ce qui les préoccupent vraiment, c’est qu’ils ont accueilli hier leur 300 millionième habitant.
Moi, tout de suite, quand on m’a dit ça, je me suis imaginée que les américains, toujours dans la modestie et l’humilité, allaient créer une sorte de fête nationale autour de ce concept du 300 millionième bébé. Que la salle d’accouchement allait être envahie de caméras et de fanatiques, que tout le monde allait être pendu devant son poste de télé pour accueillir le messie. Qu’il y aurait un écran géant à Broadway et en haut de l’Empire State Building avec un compte à rebours et que, quand enfin la crevette sortirait du ventre de sa mère, il y aurait un énorme gong retentissant dans tout le pays et qu’on entendrait la voix du mec qui fait les bandes annonces des blockbusters (celui qui fume 5 paquets de Gitane par jour) « Hello America : We are now 300 millions ! Congratulations ! We are the best of the world, God save America ! ».
Même pas. Et je vous le donne en mille : on ne verra jamais la gueule du bébé. Non pas parce que les parents, en bons américains, se préoccupent du droit à l’image mais parce que personne n’a aucune idée de son identité ! Les machines à compter les habitants n’ont réussi qu’à faire une vague estimation.
Voilà ce qu’on pouvait lire dans les journaux hier :
«Le 300 millionième Américain sera un Latino d'origine mexicaine de la région de Los Angeles, dont les parents parlent espagnol à la maison et dont les grands frères et sœurs sont bilingues ».
Donc le mec (le démographe reconnu qui nous a pondu ça sans aucune espèce de honte) s’est senti obligé de nous refourguer des infos détaillées sur la langue pratiquée dans la famille pour masquer son incompétence. Moi, il aurait bien pu me donner la forme du string de la sœur ou la couleur des volets de la chambre où le bébé a été conçu, que ça m’aurait pas mieux impressionnée.
Et donc, vous avez bien compris : le 300 millionième pignouf est inconnu au bataillon. Mais il existe, ça ils en sont sûrs. Comment faire un mythe avec du vide : ça c’est le rêve américain.
Mais moi, dans tout ça, il y a quand même un mec à qui je voudrais rendre hommage, un mec dont personne n’a parlé jusqu’à maintenant et qui a pourtant beaucoup de mérite : le 300 000 001è américain. Je me sens solidaire avec celui-là. 11 secondes de moins et c’était lui la star anonyme. Le manque de bol, l’éternel looser. Il faudra lui expliquer, plus tard que nous les humains, les nombres ronds nous ont toujours impressionné : ça fait propre, ça fait symbolique, c’est beau.
15 octobre 2006
Faire-part : le coup du lapin.

Haha. J’entends encore la vétérinaire me dire que « les testicules de ce lapin ne sont pas descendus et même, si ça se trouve, c’est une fille ». Le choc. Mon petit animal privé de sa virilité de mâle.
Me voilà rassurée maintenant : non seulement c’est bel et bien un pt’i mec que j’ai là, mais ses testicules sont en parfait état de fonctionnement. Trop bon état peut être, je ne lui en demandais pas tant.
Vous avez bien vu. Non pas un, ni deux, ni trois, ni quatre mais CINQ bébés lapins !! (Et encore, il y en avait un sixième qu’on a perdu en cours de route…). Ca, c’est de la surprise !
Et je tiens à dire que même s’ils doivent rester pendant deux mois avec leur mère pour cause de sevrage, le père assume entièrement la descente violente de ses testicules. Ici, « assumer » veut dire « trouver à qui les refiler » parce que six lapins dans un 25 mètre carré, c’est décidément plus vivable pour la propriétaire de la maman.
Ces adorââââbles petites boules de poils sont nés le 4 septembre dernier et sont donc maintenant complètement disponibles pour atterrir chez vous et vous donner tout plein d’affection et de fil à retordre.
Je ne fais pas de livraison à domicile et si vous n’êtes pas satisfait, je ne rembourse pas (normal, je les donne) et, surtout, je ne reprends pas. Bref, c’est une affaire, croyez-moi.
Et FoM, n’insiste surtout pas, ça n’est pas la peine : bien sûr que tu peux tous les avoir si tu le désire …
12 octobre 2006
Si j'étais ... Une actrice internationale ...

Mardi, je suis allé à l’avant première de « The departed ». Et le tapi rouge, le crépitement des flashs des photographes, la musique et l’accueil en grande pompe de l’équipe du film (donc oui, si vous avez suivi : j’ai vu Scorsese ! Je tenais quand même à le signaler). Tout cet étalage m’a donné des idées. Je me suis un instant imaginé dans la peau d’une de ces stars connue dans le monde entier.
Souvent quand on est gamine, on veut être chanteuse ou actrice, ou tout simplement star. Ca n’a jamais été mon cas. Chanteuse, c’est totalement exclu. C’est un métier qui ne m’a jamais bien inspiré, je trouve que ça fait nunuche, très peu pour moi.
Actrice, ouais, ça le fait mieux. Ou quelque chose qui tourne autour du cinéma : réalisatrice, pourquoi pas ? Alors que ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit quand j’étais mioche, c’est depuis quelques années seulement que le cinéma me fait rêver. Je crois que j’aimerais être à leur place. Réalisatrice, c’est la classe mais c’est trop prise de tête. Il faut avoir l’œil partout, trop de responsabilités, on oublie. Actrice par contre, c’est top. On est assez investie dans le projet pour le porter en vitrine sur nos épaules mais pas assez pour avoir tous les soucis du réal. C’est ça que je choisirais : actrice.
Alors, si j’étais actrice …je serai acteur, déjà. Je m’explique : je trouve que, bien trop souvent, les rôles des femmes dans les films se résument à : potiche intellectuelle, héroïne nunuche sentimentale, pétasse à gros seins qui coure comme une débile avant de se faire tuer, garçon manqué beaucoup trop violente pour être crédible ou salope nymphomane. Tandis que les hommes ont droit à des rôles de parrain respecté, flic charismatique ou surdoué sentimental admirable qui ont tout compris à la vie. Des rôles qui font rêver, des rôles qui mettent en valeur. A quelques exceptions près (bien sûr), tout ça est beaucoup plus gratifiant. Peut être parce que les hommes jouent beaucoup mieux la comédie que les femmes… Ceci dit, dans un contexte plus global, ça pourrait se tenir … Mouaha.
Si j’étais acteur, donc, je me choisirai un rôle viril avec beaucoup de testostérone dans mon attitude et un « fuck » tous les trois mots dans mon dialogue. Un type hyper violent mais qui a de l’aplomb, le sens de la vanne et une philosophie de la vie qui pourrait être prise comme modèle. Je prendrais un réalisateur surdoué qui, même si je joue comme une patate, réussira à me mettre en valeur pour que je sois nominé aux oscars.
Et donc après, logiquement, je suis adulé dans le monde entier en tant que nouveau génie du cinéma hollywoodien, celui qui remonte toutes les merdes en boîte qu’on a l’habitude de voir passer sur le marché. Moi, je suis amené à rester. Et je le sais. Je suis beau gosse, j’ai du talent. Toutes les nanas et tous les producteurs sont à mes pieds. Le monde entier me prend pour quelqu’un que je ne suis pas et je trouve ça assez difficile de garder les pieds sur terre avec ça. Je me dis que, à l’allure où vont les choses, je pourrais très rapidement devenir un gros con. Et que même si j’en devenais un de la pire des espèces, personne ne le remarquerait puisque, pour les autres, je resterais toujours quelqu’un que je ne suis pas.
Je ferais un peu comme tout le monde, juste pour voir ce que ça fait : j’achèterais la villa, je saccagerais la suite du Hilton et je me marierais avec l’actrice que tous les hommes rêvent de se taper. Mais, à part ça, je n’entrerais pas dans le starsystem. Les caprices des starlettes qui se prennent pour Dieu, les soirées coke/champagne/putes, me donner en spectacle pour la naissance de mon fils, les frasques de certains de mes collègues parce qu’il faut bien qu’on parle d’eux vu que leur dernier film est passé inaperçu : je n’en est pas besoin, je trouve tout ça ridicule. Les mauvaises langues me trouveront prétentieux mais je les laisserai dire. Je les laisserais se faire une nouvelle fois surprendre par mon prochain film, toujours meilleur que le précédent.
Bon, pffff, allez, je vous laisse, faut que je regarde si ya pas de nouvelles offres d’emploi qui sont tombées.
09 octobre 2006
Un monde meilleur.

Nous y voilà. A partir de janvier, plus personne n’aura le droit de fumer dans les lieux publics. Enfin, les bars/boîtes/pubs ont un sursis de neuf mois. Histoire de laisser passer les élections. Les gens ont le droit d’être en colère et descendre manifester dans les rues : la plupart du temps, le Gouvernement s’en branle. Mais pas juste avant les élections, ça ferait désordre. Après ça, qu’on vienne me dire que les politiques passent cette loi par bienveillance pour notre santé !
Et je suis curieuse et impatiente de pouvoir découvrir la réaction des français quand tout ça sera mis en application. Quand, peut être un jour, comme en Ecosse, on en arrivera à un point où notre plombier nous obligera à ne pas fumer chez nous durant la matinée précédent son arrivée pour déboucher nos chiottes. Parce qu’il ne voudrait pas avoir à subir nos effluves toxiques alors que lui ne fume pas, ne boit pas, suis un régime bio sans sel et fait son jogging tous les matins pour préserver sa santé et ainsi augmenter son capital vie. Mais a quand même une sacrée vie de merde.
Que les choses soient claires : en tant que fumeuse, j’aurais bien aimé pouvoir vous balancer ma ribambelles d’arguments de mauvaise foi contre cette loi, surtout que j’en ai plein : un complot pour éradiquer la race « fumeurs » de la planète, du racisme, de l’atteinte aux libertés individuelles, du lobbying de la part des labos fabricants de patchs.
Mais peu importe tous ces arguments, débiles pour la plupart. Car je me rends bien compte que tout ça ne pèse rien à côté de mon paquet de clopes qui, à chaque fois que j’en prends une, me rappelle que « fumer nuit à ma santé et à celle de MON ENTOURAGE ». La liberté que les fumeurs avaient de pouvoir diminuer ou arrêter leur consommation lorsque eux seul le voudraient n’est rien comparée aux millions de victimes innocentes du tabagisme passif à cause de l’activité de leurs collègues sans scrupules.
Bouh !! Méchant fumeur ôtes-toi donc de ma route, danger public ! Que je puisse construire une planète aseptisée où je pourrais vivre en toute sécurité ! Va t’intoxiquer sur le trottoir quand il pleut par moins trente alors que je pourrais siroter mon kir dans la chaleur de mon bar désormais sécurisé … à part si il a de l’amiante, à part que l’alcool tue aussi, à part que les décibels peuvent me rendre sourd, à part si quelqu’un met du GHB dans mon verre … Mais ce serait être pessimiste. L’optimisme serait de dire : peu importe, au moins je ne me chopperai pas un cancer du poumon, c’est déjà ça.
Comment est-ce qu’on pourrait être contre cette loi ? C’est difficile. On risque de se faire traiter d’irresponsable égoïste qui voudrait tuer toute sa famille et son entourage (et même des gens qu’il connaît pas) à petit feu. Le monde n’a pas réussi à éliminer les accidents de la route, la violence, la fracture sociale, le terrorisme, le chômage, la pollution alors il s’attaque au tabac. C’est plus facile et ça a le mérite d’occuper tous les débats en attendant.
Ainsi soit-il alors … ne fumons plus dans les endroits publics, si ça peut rassurer tout le monde …
05 octobre 2006
Bilou balade.

Plus j’avance dans ma vie, plus je pense qu’il y a véritablement quelqu’un qui nous observe tout là haut là haut et qui s’amuse bien avec nous.
J’en ai eu la preuve dimanche dernier. Car dimanche dernier donc, avant de réaliser que ce que j’allais dire était complètement inutile, j’ai quand même dit « tiens, ça fait longtemps que je suis pas tombée malade moi ! » Oui, c’est une tactique que j’utilise souvent pour relativiser et aimer encore plus ma vie quand il ne s’y passe rien « au moins tu n’as pas ça … »
Quoi qu’il en soit, lundi matin, je me réveillais avec un rhume du feu de Dieu. Ah oui, tiens lui, puisqu’on en parle donc. De deux choses l’une : soit il n’a pas bien compris que la phrase inutile que j’avais dite n’étais pas l’expression de mon désir mais de ma satisfaction, soit il a délibérément choisi de me faire chier. Ou alors, c’est peut être tout simplement cette fichue clim’ du TGV ou le seau de glaçons que je le suis pris dans ma gueule vendredi soir par un gros con ami très drôle.
Je vais essayer de pas trop me plaindre parce que c’est vrai, le rhume, c’est pas non plus la grippe (hein, Captain ?). On peut quand même vaquer à ses différentes occupations sans trop de mal. Mais, et je ne sais pas bien pourquoi, mes rhumes à moi sont très spectaculaires et rien que pour cela, ils méritaient bien une petite place dans mon blog. Sur la plupart des gens, pour un peu, on ne remarquerait même pas qu’ils sont malades, hein. Ils se mouchent de temps en temps, parlent un tout petit peu du nez mais c’est tout.
Rien à voir avec moi en ce moment. C’est-à-dire, mes yeux ont diminué de moitié et une très jolie paire de poches s’est dessinée juste en dessous. Je n’arrête pas de chialer parce que mon nez me chatouille et que, putain, je n’arrive pas à éternuer. L’impression également que ce même nez serait comme une source d’eau inépuisable avec une fuite. Du coup, je colmate ça avec le paquet de mouchoir que je m’enfile dans l’heure et qui me colle le nez rouge. Tout autant que mon apparence, ma voix elle aussi est très sexy : un mélange de ce langage à forte concentration de « B » et de « D », de patates dans la bouche et d’un pilier de comptoir qui s’enfilerait six paquets de gitanes maïs dans la journée. Pour peu que je pète et je rote (déjà que je renifle profondément et que je ronfle la nuit) et on m’appellerait Michel.
Une des seules satisfactions quand on est malade (et avec une tendance un peu feignasse aussi, on est d’accord), c’est que des fois, ça nous fait une bonne excuse pour ne pas aller en cours ou à son stage. Mais je n’ai même pas cette satisfaction là, moi ! Parce que, si vous suivez bien, j’ai fini mes études, suis à la recherche active d’un emploi mais à part ça, suis totalement inactive. Alors là, je ne vois aucun avantage à être malade, c’est la loose.
Bon je vous laisse, il faut que je prenne mon Actifed Jour et Duit, celui du soir. Quand j’aurais fini ma plaquette, dans quatre jours, je serai normalement guérie et je serai plus à même de vous écrire quelque chose de mieux que le machin que je viens de vous pondre. Promis !
01 octobre 2006
Sponsoring intuitif. Merci FoM *
J’ai remarqué ces derniers temps que beaucoup de canablogueurs (dont celle-ci) se font des petites sessions Google, histoire de se marrer un coup et de voir, par la même occasion, que des gens vraiment bizarres s’amusent beaucoup à taper n’importe quoi sur le moteur de recherche et atterrissent sur nos blogs. De toute façons, de nos jours, on peut taper n’importe quel mot dans google, on atterrira forcément sur un blog …
Et moi, regarder mes statistiques constitue un de mes jeux favoris. Récemment, j’ai eu droit à :
- Nourritures de fashion victimes
- Mariage de Harry Roselmack
- La caverne des prénoms animés
Voilà pour le « top three » maison. Et je vous passe les obscénités dont Google a le secret. Mais, chers canalblogueurs, en limitant vos googleries aux simples statistiques, vous faites une grave erreur !! Vous passez à côté de bien d’autres réjouissances ! Car ce cher google nous réserve bien tout un tas de surprises fort sympathiques. Il fait, par exemple, du « sponsoring intuitif » (expression originale de FoM, à qui je dois également cette formidable découverte. Merci à toi). Regardez-moi un peu la pub qu’il m’a flanqué dernièrement :
rangement
Du coup, j’imagine de plus en plus sérieusement un mariage avec Google. Ce type lit dans mes pensées, c’est clair. Il s’adapte à mon état d’esprit et met sa petite touche personnelle pas intrusive pour deux sous pour que mon blog soit véritablement parfait. Que rêver de plus merveilleux ?
Je lui reproche cependant d’être un poil terre à terre : « Bazar » à « Rangement ». Pour lui, il n’y a pas d’autres alternatives. C’est comme ça et pas autrement, c’est tout. Point à la ligne et fermer les guillemets. Il est comme ça, mon google…
Oui, oui, une histoire d’amour est envisageable, je pense. A moins que ce ne soit plutôt une histoire de spider, de robot aspirateur et de mots clés mais je n’ose y penser.
* Et à moi la marotte !







