25 juin 2010
This is it.
Finalement, c’était bel et bien une illusion d’optique. Et une illusion tout court d’ailleurs. J’aimais tellement bloguer, me la ramener sur tout et n’importe quoi, que je pensais pouvoir trouver du temps pour ça. Mais je n’en ai pas trouvé. Et je sais que je n’en trouverai plus. La journée, je ne travaille pas dans un bureau, et le soir, je sais que je préfèrerai toujours aller boire un verre avec les potes ou me caler avec Lui, ou aller faire Dieu sait quoi, mais pas rester seule à écrire derrière mon ordinateur. Me reste la nuit. Certes. Mais je me rends compte que j’aime bien dormir la nuit aussi. De temps en temps.
Depuis deux ans que je ne traîne plus sur mon bazar (j’ai décidé que la tentative ratée de l’année dernière ne compterai pas), j’aurais pu t’en raconter des choses pourtant.
J’aurais pu t’expliquer comment garder (ou pas) son calme face aux administrations de notre bien aimé Etat, face aux dépôts de bilan, aux plans sociaux et aux liquidateurs judiciaires incompétents, et puis te dire comment ça se passe au niveau de l’ANPE quand on est inscrit depuis novembre et qu’en juillet, on a toujours pas touché un centime.
J’aurais pu te parler de mes feux de l’amour, et te balancer de la saison, du trailer, du rebondissement, de l’action et de l’émotion à base de petite musique au piano qui te colle la larme à l’œil.
J’aurais pu te dire que, tu te rappelles quand je cherchais un travail dans la télévision ? Et ben ça y est, j’y suis. Dans ses grosses chaînes qui vendent du temps de cerveau disponible. Place à peu près confort, pour ce qu’un siège éjectable peut l’être tant qu’il ne bouge pas d’un poil.
J’aurais pu te raconter comment je me suis transformée en geek, comment je comprends parfaitement les codecs, les torrents et les serials maintenant, comment Free me la fait plus à moi en me demandant de hardrebooter ma box pendant que je suis au téléphone avec eux et qu’ils savent pertinemment que si je fais ça, ça va raccrocher. Et comment, si j’avais continué ce blog, j'aurais pu te faire profiter du ce petit miracle de modernité sociale qu'on appelle Twitter, où je viens de faire mes premiers pas, ce monde parallèle où les gens communiquent en hashtags, followers, winmonday, followfriday, jeudiconfession, fail, tinyURL, @, MP, RT et CC. Et se comprennent pourtant parfaitement bien.
J’aurais pu te parler de mon pote de collège, que j’ai retrouvé grâce à cet autre miracle de modernité sociale qu'on appelle facebook et qu'on ne présente plus, et qui me parlait de la fin du monde à cause des aztèques, des égyptiens, des francs-maçons et de Barack Obama. Et puis un pti peu à cause des extra-terrestres aussi.
Je t’aurais parlé de mon voyage en Floride ou quand j’ai pris un bébé alligator dans la main, ou quand je suis allée à Disney World, ou quand j’ai dévalisé les outlets, ou quand j’ai vu ce coucher de soleil sur le golfe du Mexique, ou quand j’ai vu « praise the lord » dessiné par un avion dans le ciel. Et pour en rajouter une couche, je t’aurai raconté mon futur voyage au Maroc où je vais monter sur un chameau, et mon futur voyage au Costa Rica ou je vais voir des tortues pondre leurs œufs, et des volcans en activité.
Je t’aurai crié mon soudain amour pour Apple, son iPhone, ses Macs et ses iPods. Je t’aurais dit que Steve Jobs était mon sauveur, pour avoir mis, un jour, un GPS dans mon téléphone grâce auquel, plus JAMAIS je n’aurai à appeler le DRH avec qui j’ai un entretien d’embauche pour lui demander de me guider.
Je t’aurais fait un revival années 90 le jour où Michael est mort, et je t’aurais dit comment, quand j’avais 16 ans, j’ai regardé la VHS de son concert HIStoryque une bonne cinquantaine de fois, en chialant systématiquement quand il se met à danser avec cette fille du public sur « We are not alone ».
Et bien sûr, BIEN SUR, que je t’aurais parlé de ces connards de footeux, des cigares de Christian Blanc, des vélib’, de la réforme des retraites, de mes PHQ (Petites Hontes Quotidiennes), de Carla Bruni chez Woody Allen, de l’interdiction des barbecue à Paris, de mon Festival de cannes, de la bague du Rachida Dati, de la Harley de mon père, du réchauffement climatique et puis du trou de la sécu aussi.
Ah mais j’oubliais. Je ne peux plus te parler de tout ça. Car depuis aujourd’hui, je n’ai officiellement plus de blog.
* S’en va en essayant
de se donner l’air de la fille qui en à rien à foutre alors que tout le monde
sait très bien qu’elle va chialer dès qu’elle aura tourné le dos *
Snif …
10 mai 2009
Ceci n'est pas une illusion d'optique.
Tu vas rire, j'ai failli pas pouvoir poster ce billet. Je me rappelais même plus de mon identifiant sur Canalblog, c'est emmerdant.
Avant de poster, je suis allée faire un tour sur la page que j'adorais consulter avant : celle des statistiques. Cette fois, j'y suis allée avec mes deux mains sur les yeux, un peu comme dans un film d'horreur où tu caches tes yeux pour surtout pas voir quand le méchant va triturer les boyaux de cette pauvre gentille blonde mais tu sais très bien que la scène va exactement se passer quand tu auras choisi d'entrouvrir tes deux doigts parce que tu voulais quand même un peu voir ce qui se passait. Pareil avec ma page statistiques : j'ai quand même vu. Et ben tu vas encore rire (j'aime te faire rire), mais c'est qu'il y a des gens qui sont venus. Incroyable.
Blague à part (nan parce que c'est bien de rire mais ya quand même des fois des choses sérieuses dans la vie) : bien sûr que j'ai vu tous vos messages où vous commencez à vous impatienter. Et même, pour certains d'entre vous à vous indigner. Normal quoi. Comme quand quelqu'un vous plante là et se barre en vous claquant la porte au nez. Très désagréable.
Je signale également que certains nouveaux arrivants qui ont tapé « trop mimi petite fouine lol » sur Google et qui ont logiquement atterris sur mon Front d'Extermination des Fouines, se sont crus permis de pouvoir célébrer la gloire des ces bestioles et de hurler au scandale sur toute tentative de diffamation qui pourrait être faite à leur encontre. Tout ça sur ce qui reste encore MON BLOG bordel, on aura tout vu. Tu vas me faire le plaisir de nous dégager le plancher. De une, parce que t'as pas d'humour. De deux, va vivre l'expérience de ton lapin dévoré par une de ces brutes sanguinaires et tu reviens me parler de « la loi de la nature » après, éventuellement.
Les autres gens normaux qui lisent ce blog ont droit à des excuses.
Faire comme si de rien n'était n'est pas tout à fait dans ma nature. Tu vas me dire, partir comme un pet sur une toile cirée sans donner le moindre signe de vie pendant un an non plus.
Certes.
Pour être tout à fait honnête, ça fait 6 mois que je fais des tentatives d'écriture d'un billet de come back, sans arriver à pondre quelque chose de satisfaisant. Je ne sais pas trop ce que j'ai tourné avec ce blog, et pourquoi je l'ai laissé tombé comme ça … je pourrais très bien te faire comme à ma prof d'EPS du lycée, quand je lui inventais chaque semaine une excuse plus ou moins plausible pour pouvoir rester assise sur un banc au lieu de courir le 400m haie. Mais dans la mesure où il n'y a pas d'enjeu sportif ici et que je suis confortablement posée le cul sur ma chaise moelleuse – et que j'ai même facebook, ouvert en parallèle pour être au courant en temps réel de quels sont les 5 joueurs de foot préférés de mon pote du CE2 et que trucmuche et fan des bisous sur la bouche – non il y a plus pénible comme activité, je le reconnais.
Et puis la vérité, c'est que des excuses, je n'en ai pas vraiment. Donc comment présenter ses excuses quand on en a pas, je te l'demande?
Je peux en revanche, je crois, te fournir une explication. Jusqu'à l'année dernière, je suis toujours arrivée à me fabriquer du temps pour moi. Et moi seule, je veux dire. Un moment où je suis avec personne d'autres et j'en profite pour m'adonner à des choses absolument indispensables à mon équilibre vital comme regarder un navet en me goinfrant de glace et de crêpes au Nuttela, ou essayer de me mettre du vernis violet sur les ongles de pied juste avant de réaliser que c'est pas très beau, ou chanter du Whitney Houston en serviette de bain avec ma brosse en guise de micro en souvenir de quand j'avais 16 ans et une meilleure amie à peu près aussi timbrée que moi. Ou bloguer. Certes, il a de temps en temps fallu que je fasse un bricolage foireux sur ce qui me paraissait le moins important, soit mon temps de sommeil par exemple. Mais j'y arrivais toujours. Plus ou moins. A peu près. Enfin, globalement quoi.
Et depuis un an, il se trouve que je n'y arrive plus. Car depuis un an, figure toi que j'ai, pour la première fois de mon existence, l'addition de deux facteurs qui se sont avérés être extrêmement chronophages : un boulot + un Lui. Et tu vois peut être pas très bien le rapport, mais elle est pourtant là, mon explication.
J'aime à peu près mon boulot, j'aime plus qu'à peu près Lui, et j'aime toujours autant mes potes, les expos, les mojitos, les ciné, les weekends, les vacances, mon père-ma-mère-mes-frères-et-ma-soeur, les balades, les restos, les gros mots, les soirées, Super Mario Kart, le shopping, le guacamole, les séries américaines, les anniversaires, Tetris sur mon iPhone, les barbecues et j'en rajoute pas parce que je crois avoir déjà atteint les limites de ton seuil de tolérance face aux énumération inutiles. (malgré mon absence d'un an, je te connais toujours aussi bien tu vois).
Depuis un an, donc, je ne suis pas souvent seule. Face à ma glace, à ma télé, à mes pieds ou à mon écran d'ordi. Et, si je peux fort bien supporter de ne plus faire certaines choses, j'aime toujours écrire, surtout des conneries, et ça me manque. Mais il y a une chose que je n'aime plus vraiment maintenant, c'est être seule. Ou alors juste un pti peu mais pas trop. Alors comment je fais, je te l'demande ?
Je vais essayer de me remettre au bricolage foireux. Mais vu la gueule du plan de travail de ma cuisine depuis que j'ai tenté de refaire les joints, je crains que le résultat ne soit pas à la hauteur de mon enthousiasme.
Oh une dernière petite chose :
Puisque cette photo de basket a squatté bien trop longtemps à l'affiche - limite j'ai l'impression que ma page d'accueil pue des pieds pas toi? - je te dois donc la vérité sur un point crucial de mon existence durant cette dernière année : j'ai arrêté le sport.
29 avril 2008
Dans les startings blocks.

Yen a à qui le printemps donne envie de faire du ménage. Moi, toujours pas non. Mais par contre il m’a donné envie de …attention ça va peut être te choquer, c’est pour ça j’attends un peu avant de t’annoncer la nouvelle, tu pourrais bien te chopper un torticolis …
…
Rattaquer le sport.
Le vrai sport je veux dire. Celui que je n’ai pas fait depuis 6 ans. Celui qui te fait tout mouillé sous les aisselles. Celui qui te refile des courbatures à n’en plus pouvoir monter les escaliers le lendemain.
Pas celui que tu crois faire en jouant à la Wii. Pas celui où tu décides un soir, miraculeusement et sans en avertir personne, de bouger ton cul de grosse feignasse et de faire une dizaine d’abdos avant de te rappeler à quel point ça fait mal et du coup, on t’y reprendra plus.
Non, là, je t’annonce que j’ai fait le grand schlem. Me suis pris un abonnement dans une salle de sport. Alors je sais JE SAIS que le coup de l’abonnement annuel pour ne finalement y aller que trois fois, je te l’ai déjà fait. Mais :
UN c’était il y a trois ans. Déjà. Et depuis, trois ans, j’ai vachement évolué, ben ouais.
DEUX, cette fois-ci j’ai pris un abonnement trimestriel. Car parmi les choses que j’ai appris sur moi en trois ans, c’est que j’ai, entre autres choses, une sorte de phobie pour l’engagement à long terme.
TROIS, j’ai également appris que je détestais la solitude. Là, j’ai assuré mes arrières avec Lui + les colocs qui se sont inscrits dans le même club.
Et QUATRE, cet abonnement-là, même trimestriel, je l’ai payé tellement cher, je peux te dire que c’est limite déjà en soi une garantie d’assiduité.
ZE salle de sport parisienne donc. 22 clubs dans la capitale. Du fit boxing, du body balance, du tai chi chuan, du nike dance workout, de l’aqua suspension et encore plein de trucs que personne comprend parce que c’est juste une succession de mots « hypes » mis bout à bout.
Bains à remous, hammam, sauna, piscine. Toutes les danses que tu veux, de la capoeira à la danse de salon. Du yoga, du cycling, du stretching. Et of course de l’abdo-fessiers.
Et dis-toi que je t’en ai même pas mis le quart là. Et je t’ai même pas dit qu’ils te filaient une serviette et une petite bouteille d’eau aromatisée au début de chaque entraînement.
La totale, j’te dis. Un véritable défi pour ceux qui, comme moi, voudrait toucher à tout. Une provocation même.
Bon mais sinon, pour l’instant, je fais pas trop la maline. Déjà, la première fois, quand je suis entrée dans le vestiaire et que j’ai constaté que tout le monde était à poil, sans complexe dans la gaieté et la bonne humeur, genre « on est tous faits pareils nom de Dieu ! », j’avoue que je me suis dit que le temps d’adaptation aux us et coutumes du club allaient peut être être un poil (hi) plus long que prévu.
C’est-à-dire que j’avais devant ma gueule une grosse rousse, nue comme un ver, qui faisait son brushing avec tout ce que ça implique comme contorsions corporelles. Pendant ce temps, moi, comme je suis pas super fan du nudisme (je tiens donc une nouvelle fois à préciser que si je kiffe partir en vacances au Cap d’Agde, c’est pour tout autres motifs), j’étais entrain de me galérer pour mettre mon maillot de bain parce que je tenais ma serviette autour de mon corps avec ma main droite et que du coup, il me restait plus qu’une seule main pour mettre ma culotte et c’était pas pratique-pratique.
Une fois pris ce premier contact avec le monde des sportifs, je pénètre dans l’antre de l’auréole sous les aisselles (et même dans le dos des fois), de la basket et du survêt’ assorti, du pff pff et du glouglou bref, j’entre dans la salle de sport à proprement dit. J’observe et analyse les différentes options de machines qui s’offrent à moi. Ecartant d’entrée de jeu le tapis de course sur lequel je pressens que je vais lamentablement me casser la gueule, ruinant ainsi l’attitude de sportive motivée que j’ai mis un mal fou à me donner, j’opte pour un truc soft qui limite à priori tout risque : le vélo. Sympa le vélo. Je discute un peu avec Lui, je pédale en rythme, me fous de la gueule des kékosses d’à côté en foutant ma serviette autour du coup, m’amuse beaucoup avec l’écran qui m’informe sur mes pulsations cardiaques, le nombre de calories perdues, la vitesse à laquelle je vais et les kilomètres parcourus, limite il me sort mon horoscope et il devine la couleur de ma culotte, le bougre. Et attends, on m’a dit que dans une autre salle, ya une mini télé sur chaque écran de vélo. Avec Canal en plus. Non, j’te dis, dans ces circonstances, je te fais le Tour de France moi.
Après, je me suis risquée à apprivoiser un appareil tout bizarre, avec des bras et des jambes, qui rigole déjà un peu moins. Celui-là, j’y suis pas restée longtemps parce que je commençais à avoir bien mal partout et je voulais pas y aller trop fort pour ma première séance.
Ensuite, j’ai fait quelques longueurs dans la piscine, j’ai observé avec l’œil plissé les roberts en marcel moulant qui peaufinaient leur gonflette en soulevant des poids plus gros qu’eux qui les rendaient tout rouges avec une grosse veine moche sur le front, j’ai eu furieusement envie de m’approcher de l’un d’eux et lui conseiller de péter un coup.
Et j’ai fini par un hammam.
Je voulais pas y aller trop fort pour ma première séance je t’ai dit.
15 avril 2008
Madame, Monsieur,

Quand on sait que la base d’un blog, c’est de raconter sa vie, je viens de prendre conscience que je t’ai jusqu’à présent caché un point essentiel lié à mon existence, ce qui est proprement scandaleux. Je m’en vais de ce pas combler cette grosse lacune.
Je cherche un emploi. Ben oui, mais tu vois t’étais pas au courant encore. Alors que ça va quand même faire plus ou moins un an et demi figure-toi.
Quand on sait que je commence à saigner du nez et à trembler de la jambe droite dès je reste plus d’une demie heure dans une salle d’attente, tu peux aisément comprendre que les limites des bornes de ma patience ont déjà largement été frôlées.
Alors bien sûr qu’en un an et demi, j’ai servi des bagels à Londres, et bien sûr que je serai hôtesse à la foire de Paris. Et nonon, jte jure, chui vachement fière.
Mais n’empêche. Mon vrai travail, le seul qui me fait vibrer, c’est JRI. Pour Journaliste Reporter d’Images. Tu avoueras que ça a tout de même une autre gueule.
Une trop belle gueule pour moi apparemment puisque je n’y arrive pas. Crois bien que j’ai tout essayé. De m’incruster dans les soirées mondaines jusqu’à contacter le pote du beau-frère du copain de ma cousine qui travaille dans cette chaîne de télé où je rêverais d’aller. Et je crois que si je te dis le nombre de lettres de motivations que j’ai rédigé, le nombre de mails que j’ai envoyé ajoutés à tous les coups de fils et les plans où j’y étais presque mais qui ont pourtant foirés, ça te donnerait le tournis.
Rien à faire. Les portes ne s’ouvrent pas. Même la toute petite de derrière que j’ai déjà essayé de forcer plusieurs fois.
Ce qu’ils ne savent pas, ces DRH, eux et les 500 CV qu’ils reçoivent par jour et qu’ils ne lisent évidemment pas, c’est que je ne lâcherai pas la grappe. Et c’est pas de l’entêtement bête et méchant, c’est de la détermination. Nuance. Et de la passion surtout. Un peu comme quand tu aimes encore ton ex. Et même s’il t’a jeté comme une vieille merde, tu l’aimes encore, c’est comme ça, t’y peux rien, tu l’as dans la peau, tu n’arrives pas à aimer quelqu’un d’autre tu serais prête à tout pour le récupérer, si seulement il daignait répondre à tes coups de fil. Et quand ton pote bienveillant te sort, au détour d’une bière, qu’il faut que tu tournes la page parce que ça va finir par te détruire, tu te dis qu’il n’a rien compris.
Voilà grosso merdo où j’en suis : te comparer un métier avec un ex à la con.
Mais tu vois, ya quand même un truc que j’avais encore jamais essayé : raconter ça dans mon blog et te demander si par le plus grand des hasards, tu connaîtrais pas quelqu’un qui connaît quelqu’un qui est journaliste. Ou si par le encore plus grands des hasards, tu serais pas journaliste toi-même.
Et si tu pouvais pas me donner le pti coup de pouce ou le pti coup de bol qui m’ont toujours manqué.
Je suis jeune, je suis travailleuse et je fais super bien le guacamole.
On sait jamais. Après tout, j’ai bien trouvé un appart à Londres grâce à Kir un jour.
Au moins, j’aurais essayé …
Je vous pries de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes salutations distinguées.
06 avril 2008
Un euro symbolique.

Chacun sait que nous payons, ou sommes censés payer, 116 euros de redevance chaque année pour avoir le droit de regarder plus ou moins de la merde à la télévision.
Ce que les gens savent moins, et j’estime qu’ils ont le droit de savoir vu l’ampleur du scandale, c’est que sur ces 116 euros, 1 euro est systématiquement reversé à la production d’un des programmes les plus reluisants du Paysage Audiovisuel Français, j’ai nommé « Plus belle la vie ».
Alors je sais qu’en ces temps rudes pour le moral des français à cause de la baisse record du pouvoir d’achat des ménages et gnagnagna, un euro ne vaut presque plus rien aujourd’hui et que bientôt, si ça continue comme ça, on va même plus pouvoir s’acheter une baguette de pain avec ça tu vas voir.
Mais QUAND MEME. Et je dirais même plus : JUSTEMENT.
Dans ces circonstances, un euro, c’est énorme.
Comme si le portefeuille français n’était pas assez malheureux comme ça, on lui ponctionne l’équivalent d’un morpion avec lequel, si ça se trouve, il aurait pu gagner 500 euros, en lui refourguant le Dallas du pauvre et en lui faisant croire qu’avec un euro, il contribue au renouveau toujours plus audacieux de cette série qui fait la fierté du PAF, ou à payer des cours de théâtre aux pseudo-acteurs castés dans la rue avec l’espoir qu’ils améliorent un temps soit peu leur jeu, histoire que le fait qu’on prenne le téléspectateur pour un con soit moins flagrant, ou encore que cet euro participe à rémunérer les scénaristes afin qu’ils aillent chercher de nouvelles combinaisons amoureuses jusqu’aux confins de l’indécence et qu’ils imaginent comment ils vont s’y prendre pour pondre un épisode de 20 minutes avec pour seul suspens le choix de la séance de ciné de Nathan et Sonia .
On le prend en otage, chaque jour, en access, et s’il a le malheur de s’absenter une semaine, il ne s’y retrouve plus parce que Rudy, bien sûr, n’est plus avec Ninon parce qu’elle a été accusée du meurtre de son père qui lui avait volé toutes ces économies pour ouvrir un orphelinat en Côte d’Ivoire parce que le cousin de son gendre, avec qui il s’était associé dans ce projet humanitaire, avait pompé le capital de l’association à boire des pastis au bar de Rolland pour oublier que sa femme le trompait parce qu’il bandait mou et qu’elle avait préféré partir avec un pti jeune qui s’est fait empoisonné par sa belle-mère lorsque celle-ci a appris qu’il était finalement homosexuel.
Des intrigues palpitantes, des rebondissements incroyables, des dialogues percutants. Et crois-moi, j’ai le regret de t’annoncer que, bien malheureusement, je sais à peu près de quoi je parle. Depuis que je vis en colocation, tous les soirs de 20h20 à 20h40, toute activité est stoppée nette dans son envol et si j’ai le malheur d’entrouvrir ma gueule, j’encoure éventuellement le risque de me prendre un cendrier dans le tibia parce que j’aurais empêché les colocs (dont un est, je me dois de le signaler, un mâle) d’entendre ce que Mirta à répondu à Roland quand il a essayé de l’embrasser.
Quand on m’a dit que la colocation avait ses vices cachés, je pensais qu’on me parlait plutôt de petites discordes de type « C’est kiki a payé cette facture déjà ? », « Je vous signale que c’est encore moi qui ai lavé vos poils de cul dans la douche », « Qui a mangé ma tablette de chocolat qui était pourtant rangé dans ma partie du placard où ya pourtant écrit mon nom dessus ? ». J’avais donc envisagé pas mal de trucs. Mais pas ça.
Tout sauf la honte absolue de me dire que les 1 euro de la redevance attribués à cette merde soient, dans mon foyer, largement rentabilisés.





